50 magnifiques planches tirées des dessins et peintures des ses voyages en Chine, Mongolie et Japon

Iacovleff. Les Dessins & Peintures d’Extrême-Orient

Le premier et très rare recueil de dessins publié de Alexandre Iacovleff, édité à 150 exemplaires seulement ! Une luxueuse publication.

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50 magnifiques planches tirées des ses dessins et peintures de son voyage en Chine, Mongolie et Japon ; des portraits saisissants, une magnifique série inspirée par le théâtre chinois et japonais, grande passion du peintre, ainsi que de superbes vues toutes en clartés douces, chaudes et enveloppantes.

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IACOVLEFF (Alexandre).

Les Dessins & Peintures d’Extrême-Orient d’Alexendre Iacovleff

Paris, Aux Éditions Lucien Vogel, 1922.

In-folio chiffré 24 pages ; garde blanche paginée [1-2]-faux titre paginé [3-4]-[justification de tirage au verso]-page de grand titre [portrait de Iacovleff au verso]-texte imprimé et encadré d’un filet gras rouge et illustré de très jolis dessins en noir reproduits en héliogravure imprimés sur papier de Chine, couverture souple en pleine soie jaune, titre imprimé en long sur le premier plat [sinogrammes noir].

Reliure souple à la chinoise accompagnée de 50 planches en couleur hors texte gravées en trichromie et tirées sur papier de Hollande, l’ensemble contenu dans un emboîtage en parchemin, un sinogramme est imprimé en rouge sur le premier plat [sceau de Alexandre Iacovleff], rabats et cordons de soie bleue, TRÈS BEL EXEMPLAIRE.

ÉDITION ORIGINALE


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Le premier et très rare recueil de dessins publié de Alexandre Iacovleff, édité à 150 exemplaires seulement !

50 magnifiques planches tirées des ses dessins et peintures de son voyage en Chine, Mongolie et Japon ; des portraits saisissants, une magnifique série inspirée par le théâtre chinois et japonais, grande passion du peintre, ainsi que de superbes vues toutes en clartés douces, chaudes et enveloppantes.


Bibliographie

Bénézit, t. 5, p. 695. Monod, t. I, 6239. Ouvrage édité sous la direction de Lucien Vogel.

 

Au cours de l’été 1917 que le peintre Alexandre Iacovleff fut envoyé sur sa demande en Chine, comme pensionnaire de l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg. Arrivé et installé à Pékin, il se mit au travail. Il entrepris l’étude, au jour le jour, des gens et des choses étranges qui l’entouraient. Iacovleff ne quitta son atelier de Pékin qu’à l’approche de la canicule d’été. Il partit pour la région du Dolon Nor. En Mongolie, un ancien cosaque attaché au service de la légation russe lui servait de guide et d’interprète pendant ce voyage. Le séjour en Mongolie dura deux mois. Iacovleff  reprit le chemin de la capitale avec les premières senteurs de l’automne. C’est pendant son deuxième séjour à Pékin que l’artiste se consacra à l’étude du théâtre chinois. Le voyage se termina au Japon où Iacovleff y passa six mois. Il prit ensuite la mer à destination de l’Europe. À noter que lors de son séjour dans l’île de Oshima, île sauvage et verte, Iacovleff peint l’une des ses plus belles toiles : Les pécheurs d’algues.

En 1920, Alexandre Iacovleff s’installe à Paris. L’exposition à la galerie Barbazanges des œuvres de son voyage en Extrême-Orient connaît un vif succès. Il expose également aux Grafton Galleries à Londres. Sa mère et sa sœur ainsi que ses amis peintres, Vassili et Vera Choukhaïeff, le rejoignent à Paris.
 

Très tôt admirée et collectionnée, l’œuvre d’Alexandre Iacovleff est actuellement répandue dans le monde entier.


BIOGRAPHIE DE ALEXANDRE IACOVLEFF

1887
Naissance de Alexandre Evguenevitch Iacovleff (parfois orthographié Jacovleff ou Yakovlev) le 25 juin, à Saint-Pétersbourg.

1905
Après des études au Lycée K. Maj de sa ville natale, il entre à l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg dans l’atelier de Dimitri Kardovski, maître réputé qui lui apprend les techniques de la tempera ainsi que du dessin à la sanguine et au fusain. Il y rencontre son ami Vassili Ivanovitch Choukhaïeff (1887-1973).

1910-1912
Iacovleff épouse la ballerine Bella Chencheva. Il devient membre de l’Union des artistes russes et du mouvement Mir Iskousstva (Le Monde de l’art) dont la revue est fondée par Diaghilev.

1913-1915
Boursier de l’Académie des beaux-arts, il voyage avec son ami Choukhaïeff en Italie, en Espagne, à Majorque et découvre les grands artistes de la Renaissance.

1917-1919
De nouveau boursier, il part en Chine, en Mongolie et au Japon. Il peint la vie quotidienne et s’intéresse aux théâtres chinois et japonais. À cause de la Révolution, il ne retournera plus dans son pays.

1920
Iacovleff s’installe à Paris. L’exposition à la galerie Barbazanges des oeuvres de son voyage en Extrême-Orient connaît un vif succès. Il expose également aux Grafton Galleries à Londres. Sa mère et sa soeur ainsi que Vassili et Vera Choukhaieff, le rejoignent à Paris.

1921
Avec Vassili Choukhaïeff, il expose à la galerie Barbazanges, et participe avec d’autres peintres russes au Salon d'automne ainsi qu’à une exposition d'art russe à la galerie La Boétie.

1922
Sont publiés, aux Éditions Lucien Vogel, Dessins & Peintures d’Extrême-Orient et aux Éditions Maurice de Brunhoff, Le Théâtre chinois (traduit également en anglais aux Éditions John Lane). Il participe au Salon d'automne et expose aux États-Unis à l’Institut des Arts de Détroit (Detroit Institute of Arts) et à l’Institut des Arts de Chicago (Art Institute of Chicago).

1924-1925
Alexandre Iacovleff est nommé peintre officiel de l’expédition Citroën Centre-Afrique (la Croisière Noire) qui traverse le continent africain de l’Algérie à Madagascar. De ce voyage, il rapporte plus de trois cents dessins, ainsi que des croquis et des toiles de petit format. De retour à Paris, il réalise, d’après les notes et esquisses de  l’expédition, des toiles de grand format, dans son atelier situé 10 rue Say, dans le 9e arrondissement. En 1924, avec Choukhaïeff, il envoie des oeuvres à une exposition d’art russe au Grand Central Palace de New-York. Il est également présent au Salon d'automne de 1925.

1926
Alexandre Iacovleff est décoré de la Légion d’honneur pour sa participation à la Croisière Noire. Du 7 mai au 23 mai, se tient à la galerie Charpentier, l’exposition de ses peintures et dessins africains, qui remporte un triomphe sans précédent. Elle s’intitule : Alexandre Iacovleff. Peintre attaché à l’expédition Citroën Centre-Afrique. 2e mission Haardt/Audouin-Dubreuil. Exposition de peintures et dessins. Y figurent deux cent vingt-huit oeuvres (peintures n° 1 à 88 ; dessins n° 89 à 228). En novembre s’ouvre au pavillon de Marsan, au Louvre, l’exposition de la Croisière Noire. Elle présente les documents rassemblés par l’expédition Citroën Centre-Afrique : des spécimens de la faune et de la flore collectés pour le muséum d’Histoire naturelle, des collections de bijoux, d’objets et d’armes, le film de Léon Poirier, des oeuvres de Alexandre Iacovleff, des photographies, et l’autochenille « Le Scarabée d’or » du chef Georges-Marie Haardt. En raison de son succès, cette exposition est prolongée de deux mois supplémentaires jusqu’en février 1927.

1927
Alexandre Iacovleff expose ses oeuvres africaines au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles. Son luxueux album Dessins & Peintures d’Afrique. Croquis et notes de voyage exécutés au cours de l’expédition Citroën Centre Afrique. Deuxième mission Haardt/Audouin-Dubreuil est édité sous la direction de Lucien Vogel, chez Jules Meynial. Paraît également, aux Éditions Plon, La Croisière Noire de G. M. Haardt et L. Audouin-Dubreuil.

1928
De Capri, il étudie les fresques de Pompéi et réalise plusieurs oeuvres d’inspiration mythologique. Il voyage en compagnie de Henri de Rothschild en Éthiopie. Il participe à une exposition d’art russe au Palais des beaux-arts de Bruxelles.

1929-1930
Alexandre Iacovleff présente une exposition aux galeries d’art Kodak à Bruxelles, et deux expositions à la galerie parisienne La Renaissance, dont la dernière, en 1930, a pour thème les séjours méditerranéens à Capri, Tunis et Calvi.

1931-1932
De nouveau, Alexandre Iacovleff est nommé peintre officiel de l’expédition Citroën Centre-Asie (la Croisière Jaune) qui parcourt l’Asie du Liban à la Chine. De retour à Paris, en juin 1932, s’ouvre au Palais des expositions Citroën une rétrospective consacrée aux trois expéditions Citroën de 1923 à 1932. Une place prépondérante est accordée à la Croisière Jaune et à ses documents, peintures, objets d’art, collections zoologiques et minéralogiques. Après cette exposition, Alexandre Iacovleff poursuit son travail d’atelier pour présenter des tableaux de format plus important à la galerie Charpentier.

1933
Du 16 mai au 4 juin, est montée à la galerie Charpentier une exposition de ses peintures et dessins asiatiques, intitulée Alexandre Iacovleff. Peintre attaché à l’expédition Citroën Centre-Asie. Troisième mission G. M. Haardt/Audouin-Dubreuil. Exposition de dessins et peintures. Y figurent trois cent quatre-vingts oeuvres (peintures n° 1 à 136 ; dessins n° 137 à 380). Cette exposition est dédiée à la mémoire de Georges-Marie Haardt, chef de l’expédition, mort le 16 mars 1932, à Hong-Kong. Paraît également, aux Éditions Plon, La Croisière Jaune de Georges Le Fèvre.

1934
Alexandre Iacovleff réalise le décor de Sémiramis de Paul Valéry. Ce ballet est monté pour la première fois le 11 mai, à l’Opéra de Paris, par Ida Rubinstein, avec une musique d’Arthur Honegger et une chorégraphie de Fokine. Alexandre Iacovleff est invité à diriger le département de dessin et peinture de l’École du musée des beaux-arts de Boston, et part s’installer en Amérique.

1935
Son tableau Bain des nymphes orne le mur du jardin d’hiver du paquebot Normandie. Il expose soixante oeuvres de la Croisière Jaune à la National Geographic Society de Washington (dont un membre, M. O. Williams, avait participé à l’expédition).

1936
De nombreuses expositions aux États-Unis lui rendent hommage, à New-York (M. Knoedler & Compagny), à Charleston (Gibbes Art Gallery), et à Boston (R. C. Vose Galleries).

1937
Alexandre Iacovleff participe encore à une exposition à New-York (Rockfeller Center, International Building). Il quitte Boston et retourne à Paris.

1938
En une seule année, trois expositions lui sont consacrées à Pittsburg (Carnegie Institute), à Dayton (Dayton Art Institute) et à Minneapolis (Institute of Arts). Son oeuvre était très appréciée aux États-Unis, et de nombreux hommages posthumes, à New-York, Boston, Cambridge et Manchester, lui ont été rendus jusqu’au début des années 1990.

Atteint d’un cancer de l’estomac, Alexandre Iacovleff meurt à Paris, le 12 mai 1938, âgé de cinquante ans.


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