BALZAC. Le Médecin de campagne

UN MAGNIFIQUE ET PRÉCIEUX EXEMPLAIRE À GRANDES MARGES CONSERVÉ DANS SES ÉLÉGANTES RELIURES DE L’ÉPOQUE, L'UN DES PLUS BEAUX CONNUS DEPUIS PLUS D'UN DEMI-SIÈCLE

Balzac le medecin 1

 

CETTE ÉDITION ORIGINALE COMPTE PARMI LES PLUS RARES DE LA LITTÉRATURE DU XIXe SIÈCLE

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« Ce livre vaut, à mon sens, plus que des lois et des batailles gagnées. »

Balzac le medecin 2

 

L’UN DES ÉCRITS LES PLUS RECHERCHÉS PARMI LES GRANDS ROMANS DE BALZAC

BALZAC (Honoré).

Le Médecin de campagne

Paris, L. Mame-Delaunay, Libraire, [25] Rue Guénégaud, Février-Juillet 1833.

2 tomes reliés en 2 volumes in-8° ; I/360 pp. ; II/326 pp.

Demi-veau glacé vert foncé à petits coins de vélin vert, dos lisse superbement orné de fers rocailles*, de fleurons or et de filets perlés or.

UNE SPLENDIDE RELIURE STRICTEMENT DE L’ÉPOQUE, DE LA PLUS GRANDE RARETÉ DANS CETTE CONDITION.

*Un style de fer à dorer fut très à la mode entre 1835 et 1840 : « le rocaille Louis-Philippe », inspiré du style Louis XV (ces fers étaient toujours gravés par paires) ; ce style était caractérisé par la fantaisies des lignes courbes et asymétriques rappelant les volutes des coquillages ou des feuillages créant ainsi un art sensible et d’une grande finesse. Ces thèmes légers aux conceptions complexes et détaillées furent employés par les doreurs parisiens pour orner le dos uni des reliures.


UN TRÈS BEL EXEMPLAIRE, GRAND DE MARGES, TRÈS FRAIS INTÉRIEUREMENT, DANS UNE TRÈS ÉLÉGANTE RELIURE NON SIGNÉE MAIS DUE AVEC CERTITUDE À FOREST, relieur actif de 1826 à 1847 au 54 rue des Mathurins ou Neuve-des-Mathurins dans le quartier de la Chaussée-d’Antin à Paris (cf. : Annuaire général du commerce, de l’industrie, de la magistrature…, année 1847, vol. X). 

De tous les quartiers balzaciens, la Chaussée-d’Antin, est le plus riche en personnages et péripéties diverses. Sa population est alors composée de banquiers, d’hommes d’affaires, d’entrepreneurs et de riches étrangers. Quartier ouvert sur la ville, Balzac y compte de nombreux amis : Berlioz, Eugène Sue, Alexandre Dumas, George Sand et Chopin.


UN ÉTAT EXCEPTIONNEL DE CONSERVATION

 

Dimensions : 225 x 135 mm


12 500 €


Bibliographie

ÉDITION ORIGINALE RARE publiée en 1833, sans nom d’auteur*, mais portant en épigraphe sur la page de titre : Aux cœurs blessés, l’ombre et le silence. [De Balzac.]

Une vignette illustre la page de titre et représente le Christ à genoux portant la croix. Cette vignette se trouve dans le catalogue : Spécimens des divers caractères, vignettes et ornements typographiques de la Fonderie de Laurent de Berny, rue des Marais Saint-Germain, n° 17, Paris, 1828, [Imprimé par Balzac] n° 1486.

* Balzac se réservait de ne signer le livre que lorsqu’il aurait atteint un succès considérable.

- « L’UN DES PLUS RECHERCHÉS PARMI LES GRANDS ROMANS DE BALZAC » (Clouzot, p. 21).

Pierre Berès, Exposition commémorative du cent cinquantième anniversaire de Balzac, Paris, 1949, n° 259. BnF, Honoré de Balzac 1799-1950, Exposition organisée pour commémorer le centenaire de sa mort, Paris, 1950, n° 282, p. 72. Carteret, Romantique & Moderne, t. I, p. 66. Escoffier, Le Mouvement Romantique 1788-1850, Essai de Bibliographie, n° 971. Vicaire, Manuel de l’Amateur de Livres du XIXe siècle, t. I, col. 195.


- Catalogue de la Collection Joseph Gabalda* (1863-1932), Honoré de Balzac, Paris, Drouot, 1876, n° 73 : « ÉDITION ORIGINALE, l’une des plus rares parmi les grands romans de Balzac. »

* La Collection Joseph Gabalda, « pieux bibliopole », fut avec l’impressionnante collection du vicomte de Lovenjoul, la plus complète que possible, consacrée au « culte Balzac ».

Charles de Spoelberch Lovenjoul (1836-1907), collectionneur belge, acquit la plupart des manuscrits importants de Balzac lors de la vente (veuve Balzac) du 9 avril 1882 à l’Hôtel Drouot à Paris.


- Nous vous invitons à lire le maître de la biographie : Stefan SWEIG, Balzac, le roman de sa vie, Paris, Albin Michel, 1950 (ou Collection Le Livre de Poche) ; publiée après sa mort, cette œuvre l’occupa dix années durant.

- Nous vous invitons à lire les notes de Julien GRACQ sur Balzac in en lisant en écrivant, Paris, José Corti, 1981, p. 17 sqq.

- Nous vous invitons à lire la biographie de référence par l’un des plus grands spécialistes de Balzac : Roger PIERROT, Honoré de Balzac, seconde édition revue et corrigée, Paris, Fayard, 1999.

- Nous vous invitons à lire : Éric HAZAN, Balzac, Paris, La Fabrique, Éditions, 2018.


Baudelaire fin critique littéraire d’Honoré de Balzac

« J’ai maintes fois été étonné que la grande gloire de Balzac fût de passer pour un observateur ; il m’avait toujours semblé que son principal mérite était d’être visionnaire, et visionnaire passionné. »

« Tous ses personnages sont doués de l’ardeur vitale dont il était animé lui-même. Toutes ses fictions sont aussi profondément colorées que les rêves. Depuis le sommet de l’aristocratie jusqu’aux bas-fonds de la plèbe, tous les acteurs de sa Comédie sont plus âpres à la vie, plus actifs et rusés dans la lutte, plus patients dans le malheur, plus goulus dans la jouissance, plus angéliques dans le dévouement, que la comédie du vrai monde ne nous les montre. Bref, chacun, chez Balzac, mêmes les portières, a du génie. Toutes les âmes sont des âmes chargées de volonté jusqu’à la gueule. C’est bien Balzac lui-même. Et comme tous les êtres du monde extérieur s’offraient à l’œil de son esprit avec un relief puissant et une grimace saisissante, il a fait se convulser ses figures ; il a noirci leurs ombres et illuminé leurs lumières. Son goût prodigieux du détail, qui tient à une ambition immodérée de tout voir, de tout faire voir, de tout deviner, de tout faire deviner, l’obligeait d’ailleurs à marquer, avec plus de force les lignes principales, pour sauver la perspective de l’ensemble. Il me fait quelquefois penser à ces aquafortistes qui ne sont jamais contents de la morsure, et qui transforment en ravines les écorchures principales de la planche. De cette étonnante disposition naturelle sont résultées des merveilles. » (Charles Baudelaire : article consacré à Théophile Gautier, in : L’Artiste, du 13 mars 1859, ainsie que : Charles Baudelaire, Œuvres complètes, L’Art Romantique, t. III, Paris, Michel Lévy, 1868-1870).

Le poète et prosateur Charles Baudelaire est le plus fin critique littéraire d’Honoré de Balzac. Le jeune poète a lu Balzac avec une grande attention, ses pages de critiques littéraires, réunies dans son ouvrage « L’art romantique », publiées pour la première fois dans leur intégralité en 1868-[1870], écrites depuis 1845 et pendant les années suivantes sont remarquables. Dans ces textes, Baudelaire fait preuve d’une admirable lucidité de pensée et d’analyse, d’une sûreté dans l’exposé des principes théoriques, d’une modernité, d’une délicatesse, d’une sensibilité et d’une précision infaillible de jugement.


Balzac, un maître du roman moderne français, une modernité absolue de son génie

Balzac songea à écrire Le Médecin de campagne en 1832 lors d’un voyage à la Grande Chartreuse fait en compagnie de la marquise de Castries et du duc de Fitz-James.

Ce roman de « la Comédie humaine », s'inscrit dans les « Scènes de la vie de campagne » ; l’œuvre s’y déroule presque toute entière en deux journées (1829), à travers d’admirables paysages savoyards et dauphinois, nature montagnarde où les repas succèdent aux promenades, les dialogues d’idées aux considérations idéologiques ; échanges amicaux entrecoupés par des récits ou les principaux personnages racontent leurs aventures (soulignons qu’aucun personnage de ce roman, le docteur Benassis, le commandant Genestas, ne réapparaîtra dans la Comédie humaine).

Le Médecin de campagne contient un épisode célèbre : une digression sertie de longs commentaires entre son héros, le docteur Benassis, le commandant Genestas et plusieurs personnalités du village, sur le récit de l’épopée impériale. Balzac a su capter à la source la légende de ce « Napoléon du peuple » dont la figure hante l’œuvre. Il signe avec ce bref roman, composé avec simplicité et vigueur, l’une des plus belles fresques de la société rurale, sociale et économique, tout bonnement, un grand roman qui occupe une place à part !


Pour la petite histoire…

Dans l’euphorie de la création, Balzac s’imagina avoir fini son livre en trois jours et l’annonça terminé à son éditeur qui, après l’avoir aussitôt payé, dut recourir une année après (juin 1833) à un procès devant le tribunal de première instance de la Seine pour non-exécution du contrat. Balzac crut également à un succès retentissant dans l’opinion ainsi qu’à une vente de quatre cent mille exemplaires de son roman, l’un de ceux auxquels Balzac attachait le plus de prix : «  Ma foi, je crois pouvoir mourir en paix. J’ai fait pour mon pays une grande chose. Ce livre vaut, à mon sens, plus que des lois et des batailles gagnées. » (à Zulma Carraud*, le 2 septembre 1833, in : Correspondance, t. II, Paris, Garnier).

La presse fit preuve à l’égard du Médecin de campagne de la plus grande réserve, bien rares furent les journaux qui en rendirent compte, très rares aussi furent les acheteurs.

* Zulma Carraud, écrivain, fut une amie intime, sincère et fidèle d’Honoré de Balzac. De 1829 à 1850 ils s’échangèrent plus de 137 lettres et se rendirent visite de nombreuses fois. Dans sa correspondance, Zulma Carraud se montre un fin critique de la création de l’œuvre du romancier.


Note éditoriale

Un mot sur Edmond Werdet, l’homme qui rêva de devenir L'UNIQUE ÉDITEUR de Balzac : «  Malheur à celui qui avait l’outrecuidante témérité de résister à ses exigences et à ses caprices » (Cf. Werdet, Souvenirs…, Dentu Éditeur, 1879, p. 37).

Edmond Werdet (1793-1870), d’abord employé de librairie, puis éditeur, s’associa à la veuve Charles-Béchet et rêva de devenir l’unique éditeur de Balzac, publiant Le Médecin de campagne (pour la deuxième édition de 1834 et la troisième édition de 1836), Le Père Goriot, Le Lys dans la vallée, etc. N’ayant pas résisté aux perpétuelles demandes d’argent de Balzac, il fut réduit à déposer son bilan en 1837, et finalement la faillite l’obligea à abandonner la libraire.

 


Les bonnes feuilles

« Ainsi, à tout moment, le pays changeait d’aspect ; les montagnes, de couleur ; les versants, de nuances ; le ciel, de lumière ; les vallons, de forme. C’étaient des images multipliées, que des oppositions inattendues, soit un rayon de soleil à travers les troncs d’arbres, soit une clairière naturelle ou quelques éboulis, rendait délicieuses à voir, au milieu du silence, dans la saison où tout est jeune, où le soleil flambe sous des cieux presque purs. Enfin, c’était un beau pays, c’était la France. » (p. 9).


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