Arthur RIMBAUD. Reliquaire

UN PRÉCIEUX EXEMPLAIRE CONSERVÉ DANS SON ÉLÉGANTE BROCHURE DE L’ÉPOQUE. UNE CONDITION TRÈS RARE !

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UN ÉTAT EXCEPTIONNEL DE CONSERVATION

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CETTE ÉDITION ORIGINALE COMPTE PARMI LES PLUS RARES DE LA LITTÉRATURE DU XIXe SIÈCLE

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L'ouvrage dans son étui-chemise

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« heureux comme avec une femme »

RIMBAUD (Arthur).

Reliquaire Poésies. Préface de Rodolphe Darzens

Paris, L. Genonceaux, Éditeur, 1891.

[Imprimerie Joseph Royer, Annonay]


In-12° ; 2 ff. muets/XXVIII (faux titre, page de titre et Préface « Sur Arthur Rimbaud »), 152 pp. et 2 ff. muets.

Le présent exemplaire, préservé tel que paru, conserve ses marges non rognées.


Vendu

Sold


Broché de l’éditeur, couverture rempliée beige imprimée, auteur et titre encadré, dos imprimé en long (prix : 3 fr. 50), étui bordé de maroquin vert foncé, chemise en demi-maroquin vert foncé à coins, UN SUPERBE EXEMPLAIRE EN PARFAIT ÉTAT, NON RESTAURÉ, UNE CONDITION TRÈS RARE !


UN PRÉCIEUX ET RARE EXEMPLAIRE CONSERVÉ TEL QUE PARU.

- Il n’a pas été imprimé d’exemplaire sur grand papier.

ÉDITION ORIGINALE, parue en novembre de l’année 1891. Tirée seulement à 550 exemplaires sur papier vélin satiné. Il n’en subsiste de nos jours que très peu.

L’UN DES RARISSIMES EXEMPLAIRES CONTENANT LE FEUILLET DE TITRE À LA DATE DE 1891 AINSI QUE LA PRÉFACE DE RODOLPHE DARZENS.


Bibliographie

Clouzot, Guide du Bibliophile Français, Nouvelle Édition, p. 237 : « Recherché et fort rare ».

Catalogue BnF, Arthur Rimbaud, Exposition organisée pour le centième anniversaire de sa naissance, Paris, 1954, n° 689, p. 92. - Catalogue BnF, En Français dans le texte, 1990, n° 299, p. 278.

Carteret, Le Trésor du Bibliophile Romantique et Moderne t. II, p. 272. Christian Galantaris, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Catalogue raisonné d’une collection, n° 228, p. 322. Monda & Montel, Bibliographie des poètes maudits, Bulletin du Bibliophile, n° IX, t. II. Arthur Rimbaud, p. 33-38 (détail des 17 poèmes parus antérieurement en revues). Vicaire, t. VI, colonne 1135.

Les études sur la vie et l’œuvre du jeune poète Arthur RIMBAUD, ainsi que les bibliographies critiques sont considérables. L’édition de base est sans contestation celle de la Bibliothèque de la Pléiade : Œuvres complètes, Édition établie par André Guyaux, avec la collaboration d’Aurélia Cervoni, Nouvelle édition, Paris, Gallimard 2009. Chaque œuvre est accompagnée d’une analyse critique, les notes, les variantes et les textes annexes éclairent la pensée du poète. Un bon outil de travail.


Premier recueil étoffé des poésies de Rimbaud qui parut dans les premiers jours de novembre 1891, durant l’agonie de Rimbaud à l’Hôpital de la Conception à Marseille. Le lendemain de son décès, le 11 novembre 1891, une partie de l’édition (119 des 550 exemplaires) fut saisie par M. A. Girard, commissaire de police du quartier Saint-André-des-Arts, à la requête de Rodolphe Darzens qui, se plaignit de contrefaçon et désavoua la préface du livre. « Une préface abominable, que la justice a châtiée », écrira Paul Verlaine. Les exemplaires saisis furent cependant remis dans le commerce en 1892, mais amputés de la préface avec un titre réimprimé ne mentionnant plus cette dernière. Le Reliquaire contient 19 poèmes inédits.


Pour la petite histoire…

Les poésies de Rimbaud ont été rassemblée par Rodolphe Darzens au cours d’une longue quête auprès de ceux qui avaient connu ou approché le poète et pouvaient encore détenir des vers inédits de l’enfant prodige. L’éditeur-libraire Léon Genonceaux, dans sa hâte de voir aboutir son projet d’édition, fit imprimer le recueil sans soumettre les épreuves à Darzens. Celui-ci redoubla de colère quand Genonceaux prit pour la préface du recueil ses notes éparses et non corrigées. Darzens engagea une plainte en contrefaçon et obtint la saisie de la presque totalité du tirage.


Pour plus amples informations sur Arthur RIMBAUD, sa vie et son œuvre, lire la page-titre sur notre site d'Une Saison en Enfer.


  • Le Reliquaire contient 15 extraits d’Une Saison en Enfer et des Illuminations ainsi que 19 poèmes inédits.
  • La pièce controversée : Poison perdu est attribuée au poète Germain Nouveau.
  • 4 poèmes sont ici apocryphes.
  • Les 4 poèmes apocryphes, dont 3 parus dans la revue Le Décadent en 1888, sont : « Les Cornues » (dû à Maurice du Plessys), « Le Limaçon » (de Laurent Thailade), « Doctrine » (Ernest Reynaud), qui se plaisaient à pasticher Rimbaud et à publier des vers sous son nom dans Le Décadent. La pièce : « Poison perdu », qu’on s’accorde aujourd’hui à attribuer au poète Germain Nouveau était encore reçu comme authentique avant d’être supprimé à son tour dans l’édition des Œuvres offerte au public par Paterne Berrichon en 1898.


Reliquaire (La Table de ce livre est fautive, source d'erreur chez certains bibliographes et libraires).

Table complète des poèmes :

  • Préface
  • Les Réparties de Nina
  • Vénus Anadyomène
  • Morts des quatre-vingt-douze
  • Première Soirée
  • Sensation
  • Bal des pendus
  • Les Éffarés
  • roman
  • Rages de Césars
  • Le Mal
  • Ophélie
  • Le Châtiment de Tartufe
  • À la Musique
  • Le Forgeron
  • Soleil et Chair
  • Le Dormeur du Val
  • Au Cabaret-Vert
  • La Maline
  • L’Éclatante Victoire de Sarrebruck
  • Rêvé pour l’Hiver
  • Le Buffet
  • Ma Bohême (Fantaisie)
  • Entends comme Brame
  • Chant de guerre parisien
  • Mes petites Amoureuses
  • Acroupissements
  • Les Poètes de sept ans
  • Les Pauvres à l’Église
  • Le cœur du pitre
  • La Saison en Enfer
  • Faim
  • [Sans titre] : - « Le loup criait sous les feuilles », p. 85.
  • Mouvement
  • Honte
  • Chanson de la plus haute tour
  • Bruxelles
  • Âge d’or
  • Éternité
  • [Sans titre] : - « La rivière de cassis roule ignorée », p. 102.
  • Michel et Christine
  • Voyelles
  • Bateau ivre
  • Les Assis
  • Oraison du Soir
  • Les Chercheuses de Poux
  • Les Premières Communions
  • Tête de Faune
  • Paris se repeuple
  • Poison perdu
  • Les Corbeaux
  • Le Limaçon
  • Doctrine
  • Les Cornues
  • Notes
     

Les bonnes feuilles

Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.