La Bible de Luther de 1570 Le Livre des Livres

« … Cette bible, imprimée à seulement 200 exemplaires, fut la première à être destinée et diffusée dans le royaume de Würtemberg. »

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Ève. La première femme. La mère de l'humanité

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Rarissime Bible de Luther du XVIe siècle. Elle est complète de ses deux volumes. Un exemplaire unique avec réglures, des gravures sur bois COLORIÉES AVEC LUXE de l'époque et une somptueuse reliure

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LA BIBLE DE LUTHER. L'œuvre fondatrice de la langue allemande moderne actuelle

UNE BIBLE D'UNE GRANDE FRAÎCHEUR INTÉRIEURE ET BIEN COMPLÈTE DE TOUS SES FEUILLETS. UNE CONDITION D'UNE INSIGNE RARETÉ!

Biblia. Das ist : Die gantze Heylige Schrifft / Teutsch. D. Mart. Luth.

Sampt einem Register / Summarien uber alle Capitel / und schönen Figuren.

Traduction :

« Bible. Ceci est l’ensemble de la Sainte Écriture, en allemand, par le docteur Martin Luther, comprenant un registre, sommaires de tous les chapitres et de belles figures. 1570 ».

Très bel exemplaire d’une bible luthérienne, complète, en allemand, imprimée en 1570 en Allemagne, précisément à Francfort-sur-le-Main ; exceptionnelle par sa dédicace au comte Christophe de Wurtemberg, datée de 1564 ; illustrée de trois somptueuses pages frontispices et de 144 gravures, toutes colorées à la main ; en parfait état de conservation ; reliure ancienne. Trois grandes cartes anciennes du XVIIe siècle ont été ajoutées au volume.

Papier, in-folio, contregarde collée, 1 feuillet de garde (vierge) + 18 ff. (sans foliotation en haut ; le premier feuillet étant le frontispice portant le titre (feuillet légèrement plus épais), le second étant la page de dédicace ; suivent une note au lecteur et la table des matières) + 352 ff. (foliotés en chiffres arabes en haut à droite ; + 3 ff. non foliotés, avec cartes dont 1 feuillet inséré entre les feuillets 6 et le feuillet 7 et 2 feuillets insérés entre les feuillets 93 et 94) + 402 ff. (+ 2 ff. avec cartes, insérés entre les feuillets 304 et 305) + 1 (table des matières et colophon au verso) + 1 feuillet de garde (vierge) + garde collée ; 373 x 246 mm ; justification 303-305 x 166-169 mm (réglure rose pour la justification du texte principal), justification comprenant le titre en haut et la glose dans les marges 323 x 216 mm (réglure rose), 50-51 longues lignes. Cahiers de 6 feuillets numérotés en lettres en bas des pages (A i, A ii, etc. ; B i, Bii). Foliotation en chiffres arabes en haut des feuillets (distincte pour chacune des deux parties).

Réglure. Jeu de filets tracés avec une règle, généralement à l’encre rouge, qui cerne la composition typographique. Opération délicate, longue et coûteuse, la réglure a été beaucoup pratiquée au XVIe et XVIIe siècle.

Tranches dorées ciselées. Tranches dorées sur lesquelles, particulièrement au XVIe siècle, on a gravé en creux des motifs décoratifs de style Renaissance au burin ou à l’aide de fers (ici au burin). Les ciselures ne se pratiquent plus aujourd’hui, c’est un art infini définitivement perdu.

Reliure ancienne, allemande ; en cuir brun sur ais de bois, 392 x 262 mm, épaisseur 100 mm, deux plats identiques au décor estampé composé de motifs dorés (dorure ternie) : motifs de fleurs et de rinceaux, petits motifs en dents de scie et pointillés, agencés en fines bandes autour d’un motif central en losange au milieu des plats ; dos orné de motifs dorés semblables (8 bandes de la largeur du dos, situées entre chaque nerf) ; sur chaque plat : cornières métalliques aux quatre angles finement ornées de rinceaux et comprenant chacune un grand boulon et trois plus petits ; deux fermoirs ornés de feuilles ; tranches ciselées de grands motifs végétaux stylisés (grandes rosettes, tiges, feuilles, petits cercles, en harmonie avec le décor de la reliure et des fermoirs).

Pas de marque de relieur conservée. Une éventuelle marque de fabrication ou signature a pu se trouver au dos (extrémités aujourd’hui refaites).

Datation : le schéma décoratif (style orientalisant) indique plutôt la fin du XVIe siècle, voire le XVIIe siècle ; de même que le décor des tranches qui est typiquement allemand ; forme et ornements des fermoirs plutôt baroques (XVIIe siècle).

État de conservation

Très bon état de conservation avec des gravures colorées en parfait état et ayant gardé toute leur fraîcheur. Usure minime de quelques bords de plusieurs feuillets.

Quelques trous de ver à certains endroits, notamment sur les premiers et derniers feuillets du volume (près des ais de bois) mais seulement sur une partie de la page ; nettement moins nombreux et plus espacés sur d’autres feuillets à l’intérieur du volume.

Quelques feuillets avec des petites déchirures mais qui n’affectent ni le texte ni les illustrations : première partie : f. 190 (petite déchirure dans l’angle inférieur de la page), f. 212 (petite déchirure dans l’angle supérieure de la page) ; deuxième partie, f. 250.

Reliure : petites restaurations, notamment au dos (bandes de cuir de quelques millimètres collées en haut et en bas ; motifs reconstitués) ; les ais de bois et le cuir avec quelques trous de ver, griffures et petites déchirures dans le cuir à quelques endroits.

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Provenance

Cette bible imprimée en Allemagne en 1570 ne conserve pas d’indice se rapportant au premier possesseur. En revanche, en fin de volume figurent deux marques d’anciens possesseurs – un ex-libris et une note – qui nous renseignent sur les possesseurs du livre au XIXe siècle :

- Ex-libris sous forme d’une petite étiquette collée en haut de la contregarde du plat inférieur avec le nom manuscrit : Ernst Wilhelm Möller (première lettre du prénom Ernst masquée par une tache d’encre).

Un théologien et historien du XIXe siècle est connu sous ce nom. Né à Erfurt le 1er octobre 1827 et mort à Kiel le 8 janvier 1892. Ses écrits portent entre autres sur l’histoire de l’Église, les textes de l’Ancien Testament, la Reforme et la Contre-Réforme.

- Une autre note manuscrite sur une étiquette plus grande, collée sur la même contregarde indique :

Dies Buch wurde heuer auf die Bitte des Unterzeichneten Direktors durch Herrn Albert Fusmann aus Rheydt dem hiesigen Seminar geschenkt. Rheydt, den 8. Juni 1897. Kinze Seminar-Direktor.

Traduction : « Ce livre fut offert, en ce jour, au séminaire de cette ville, à la demande du soussigné directeur, par Monsieur Albert Fusman de Rheydt. Reydt, le 8 juin 1897. Kinze, directeur du Séminaire ».

Remarque : la localité de Rheydt se situe près de Mönchengladbach (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). L’indication « Seminar » pourrait se rapporter à une école protestante, située à Geneiken-Rheydt, inaugurée en 1877 pour former des instituteurs (« Lehrerseminar » ;

http://www.geneicken-bonnenbroich.de/seminar.html).

Contenu

Texte imprimé, exclusivement en allemand. Seul le premier mot du titre général – Biblia – est en latin.

Écriture gothique allemande (appelée aussi Fraktur), très lisible, aux lettres relativement serrées ; les majuscules sont assez ornementées.

Réclames et signatures.

Titre courant en haut des feuillets avec le nom du livre biblique et le numéro du chapitre.

Les textes de l’Ancien Testament, des prophètes et du Nouveau Testament sont ici réunis en un seul volume, contrairement à d’autres exemplaires de cette édition reliés en deux volumes distincts (tome I avec l’Ancien Testament ; t. II avec les livres des Prophètes et le Nouveau Testament).

Le volume unique conserve toutefois la foliotation originale et distincte des deux parties.

La première partie (début du volume) est introduite par une note « au lecteur chrétien » : An den Christlichen Läser (f. A iii) qui commence par une grande lettrine (W) : Wiewol die Bibel so durch den Ehrwirdigen D. Martin Luther seligen verteuscht nun in wenig jaren daher allhie in Franckfurt und anderswo vielmals gedruckt worden… L’intention de faire perdurer l’œuvre du docteur Martin Luther (mort depuis une vingtaine d’années) grâce à l’imprimerie de Francfort-sur-le-Main et dans d’autres lieux est donc clairement exprimée. Il est fait référence au texte de la bible de Luther de 1545 qui a été reproduit fidèlement dans cette nouvelle édition imprimée. La note explique aussi que de nouvelles et belles « figures » remplacent d’anciennes. Cette adaptation a été nécessaire pour satisfaire également les jeunes pour leur rendre les « histoires » compréhensibles. Ce véritable « éditorial » précise aussi que le duc Christophe de Wurtemberg est le nouveau dédicataire et que ce nouvel exemplaire est destiné aux églises de ses territoires.

Cette note au lecteur est suivie d’une préface à l’Ancien Testament (Vorrede auff das alte Testament, f. A iii v°) et d’une table de matières avec la liste des livres de l’Ancien Testament (indication des titres en allemand et en latin).

Les textes bibliques occupent la totalité des pages sur toute la largeur en une seule colonne et sont placés dans l’espace défini par la réglure tracée à l’encre rose. Ils sont accompagnés de commentaires plus ou moins longs, écrits dans les marges extérieures et intérieures des pages. Tout est imprimé en noir à l’exception de quelques éléments dans les titres sur les pages frontispices qui sont imprimés en rouge.

Titres, sous-titres, début de chapitres et gloses sont dans des caractères de tailles différentes.

De belles lettrines rythment les séquences du texte, chapitres et paragraphes. Elles sont joliment ornées d’un décor filigrané (spirales, rinceaux, entrelacs, etc.) : initiales au début de chaque chapitre, de tailles différentes (2 à 10 interlignes), les plus grandes au début des livres, 5 ou 6 interlignes au début des chapitres, 2 interlignes à l’intérieur des chapitres et au début des paragraphes.

Tranches dorées ciselées. Taille réelle : 375 x 240 mm

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Titre, dédicace et colophon

1. Pages de titre

1. 1. Page de titre au début du volume (non foliotée [A i])

Titre en latin et le sous-titre en allemand.

Titre, auteur et date écrits au centre de la page. Les différents composants du titre sont alternativement écrits en lettres rouges et noires, et de taille dégressive :

  • Biblia : lettres les plus grandes et en rouge, le B est orné de rinceaux en spirales qui s’étendent sur tout le mot.
  • Das ist : Die gantze Heylige Schrifft / Teutsch. : en noir
  • D. Mart. Luth. : en rouge
  • Sampt einem Register / Summarien uber alle Capitel / und schönen Figuren. : en noir
  • M.D. LXX. : en rouge

Traduction :

« Bible. Ceci est l’ensemble de la Sainte Écriture, en allemand, par le docteur Martin Luther, comprenant un registre, sommaires de tous les chapitres et de belles figures. 1570 ».

Trois noms sont insérés dans les cartouches figurant dans la partie inférieure de la page :

  • Sigmund Feyerabent. Dessous une fama : une figure ailée soufflant dans deux trompettes.
  • Georg Rab. À côté du cartouche : deux corbeaux évoquent le nom (le nom allemand « Rabe » signifie corbeau)
  • Weijgand Hanen Erben. À côté du cartouche : deux coqs évoquent le nom (le nom allemand « Hahn » signifie coq).

Ces trois personnages sont les imprimeurs/éditeurs du volume (voir plus loin).

1. 2. Page de titre au début de la deuxième partie [f. 1]

Les différents éléments du titre sont alternativement écrits en lettres rouges et noires, et de taille dégressive, donnant le titre de la deuxième partie, l’auteur, le lieu et la date de l’édition :

Die Propheten all Teutsch. D. Mart. Luth. Gedruckt zu Franckfurt am Mayn. M.D.LXX.

Traduction : « Les prophètes, tous en allemand. Docteur Martin Luther. Imprimé à Francfort-sur-le-Main. 1570 ».

1. 3. Page de titre pour introduire le Nouveau Testament

Titre écrit en noir, sur plusieurs lignes de taille dégressive, avec le nom de l’auteur, le lieu et la date de l’édition :

Das Neuwe Testament Teutsch. D. Mart. Luth. Gedruckt zu Franckfurt am Mayn. M.D.LXX.

« Le Nouveau Testament. Allemand. Docteur Martin Luther. Imprimé à Francfort-sur-le-Main. 1570 ».

2. Feuillet comprenant la dédicace au duc Christophe de Wurtemberg (feuillet au début du volume,  folioté en bas  A ii) (décor : 257 x 165 ; médaillon au centre : env. 145 x 118)

En haut de la page figurent le nom et les titres du dédicataire, sur trois lignes de taille dégressive :

Der Durchleuchtig Hochgeborn

Fürst und Herr / Herr Christoff / Herzog zu Würtenberg

und zu Teck / Graffe zu Mümpelgart / etc.

Traduction de la dédicace :

«  Le Sérénissime et noble prince et seigneur / Seigneur Christophe / Duc de Wurtemberg et de Teck / Comte de Montbéliard / etc. ».

Le portrait du duc est placé au centre de la page et s’inscrit dans un grand ovale. Sur tout le pourtour, formant un cadre, se lit une inscription écrite en lettres capitales livrant son nom et son titre principal :

VON GOTTES GNADEN CHRISTOFF / HERZOG ZU WIRTENBERG ETC.

Traduction : « Par la grâce de Dieu, Christophe, duc de Wurtemberg, etc. ».

En haut, près des armoiries, la date : 1564 (écrite en 2 parties : 15 à gauche et 64 à droite).

3. Feuillet colophon avec le lieu, le nom des imprimeurs et la date d’édition 

Le colophon se trouve en fin de volume (dernier feuillet, verso) à la fin du sommaire (Register), c’est-à-dire à la fin de la seconde partie. Il donne le nom de la ville où le volume a été imprimé, les noms des imprimeurs et la date : Gedruckt zu Franckfurt am Mayn / durch Georg Raben / Sigmund Feyerabend / und Weygand Hanen Erben. M. D. LXX :

« Imprimé à Francfort-sur-le-Main par Georg Raben, Sigmund Feyerabend et Weygand Hanen Erben, 1570 ».

Entre les noms et la date est inséré un petit tableau, coloré et composé de plusieurs éléments. L’ovale central montre une fama (une femme debout, ailée, sonnant dans deux trompettes qui signifient la bonne et la mauvaise renommée), deux corbeaux à gauche et un coq, à plumage noir aussi, à droite, référence aux noms des imprimeurs/éditeurs indiqués dans l’inscription en lettres majuscules qui fait le tour de l’ovale : GEORG RABB . SIGMUND FEIERABENT . WEIGAND HANEN ERBEN. Il s’agit de la marque d’édition de la Cumpanei, l’association des éditeurs cités.

La date figure aussi à la fin de la première partie, au feuillet 352 : Ende des Hohenlieds Salomo. Gedruckt zu Franckfurt am Mayn. M.D.LXX.

Traduction : « Fin du Cantique de Salomon. Imprimé à Francfort-sur-le-Main, 1570 ».

Dès 1517, Martin Luther entreprend la traduction des psaumes de la Bible en langue courante allemande à partir des textes originaux en hébreux et en grec. En 1521, alors qu'il est enfermé au château de la Wartburg, il commence la traduction du Nouveau Testament. Cette remarquable entreprise intellectuelle rencontre rapidement un grand succès éditorial, facilité par la maîtrise encore récente de l'imprimerie. Très vite, Martin Luther poursuit la traduction des livres de l'Ancien Testament. La traduction complète de la Bible sera achévée en 1534. Elle est considérée comme l'œuvre fondatrice de la langue allemande moderne actuelle.

Bible luther

L’Auteur : Martin Luther (1483-1546)

Religieux, moine augustin, prêtre, prédicateur, universitaire, théologien, professeur et célèbre écrivain. Sa conception de la Bible et ses idées théologiques sont le fondement de la Réforme protestante.

Le titre du présent exemplaire le nomme docteur faisant référence à son doctorat en théologie qu’il obtient à Wittenberg en 1513. Il quitte les Augustins en 1525 et se marie.

La traduction de la Bible en langue courante, allemande, basée sur les sources textuelles en hébreux et en grec, connut un grand succès. Luther y travailla dès 1517, l’année où il affiche ses 95 thèses à Wittenberg. En 1534, tous les textes bibliques (Ancien et Nouveau Testament) furent prêts pour l’édition imprimée. La dernière édition du vivant de Luther et de sa main fut celle de 1545. Comme la précédente, elle fut enrichie de gravures sur bois dont le nombre fut augmenté par la suite.

La présente bible est basée sur cette édition de 1545, mentionnée d’ailleurs dans la note au lecteur.

Imprimeurs / libraires / éditeurs : Allemagne, XVIe siècle.

Trois noms figurent sur la page de de titre et du colophon de la présente bible :

  • Sigmund Feyerabend (1528-1590)

Imprimeur, libraire et graveur. Né à Heidelberg et mort à Francfort-sur-le-Main.

Il fut l’un des plus importants éditeurs du XVIe siècle.

Dès 1559, il travailla avec les imprimeurs David Zöpfl et Johann Rasch. Ils publièrent notamment, en allemand, l’œuvre de Virgile (1559), une bible illustrée (1560) et une bible luthérienne (1561). Feyerabend créa en 1562 la « Cumpanei », un groupe d’imprimeurs, s’associant avec Georg Rab et Weygand Hanen Erben.

  • Weygand Hanen Erben (??-1562 ou 1563)

Imprimeur à Francfort-sur-le-Main. Après sa mort, ses héritiers firent alliance avec Georg Rab.

L’orthographe de son nom peut légèrement varier : Weygand, Weigand ou Weyhgand.

  • Georg Rab (15?? -1580)

S’installa en 1557 comme imprimeur à Pforzheim. À la fin de l’année 1560, il s’installa à Francfort-sur-le-Main et y acheta la maison et l’imprimerie de Weygand Han en 1561.

Mort à Francfort en 1580.

L’orthographe de son nom peut varier : Rab sur la page de titre, Raben dans le colophon et Rabb dans l’emblème des éditeurs sur la page colophon.

Dédicataire : le duc Christophe de Wurtemberg (1515-1568)

Le duc Christophe de Wurtemberg est le commanditaire de cette édition. La page de dédicace le désigne, livre ses titres et montre son magnifique portrait.

Né le 12 mai 1515 à Urach (Bad Urach, Bade-Wurtemberg) ; fils unique du duc Ulrich de Wurtemberg et de sa femme Sabrina de la maison bavaroise de Wittelsbach. Entre 1534 et 1542, Christophe fut au service de François Ier roi de France.

Il prit le pouvoir en novembre 1550.

Il fut duc de Wurtemberg et de Teck et comte de Montbéliard*.

Les ducs de Wurtemberg ont joué un rôle important dans l’établissement de la Réforme luthérienne. Une ordonnance ecclésiastique luthérienne (la Regula) fut appliquée dès 1536 au Wurtemberg et, par la suite, imposée par le duc dans ses territoires. En 1552, Johannes Brenz, compagnon de Luther, rédigea la Confession de Foi du duc Christophe. Le duc Christophe – luthérien convaincu – et son conseiller Brenz voulaient « une paix religieuse solide et durable (Debard, in La Réforme dans l’espace germanique, 2005, p. 58).

* Montbéliard (département du Doubs) fut principauté germanique de 1397 à 1793, soit pendant presque quatre siècles. Le comté de Montbéliard dépendait de la famille ducale du Wurtemberg devenue luthérienne vers 1530. En 1562, une Église luthérienne fut introduite officiellement dans le comté de Montbéliard par le duc Christophe (Debard, op. cit., p. 58).

Contexte historique, religieux et artistique

La création de cette bible se situe dans le contexte protestant du XVIe siècle en Allemagne. Les bibles luthériennes sont richement illustrées de scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ces illustrations rendaient la Sainte Écriture facilement accessible à tout lecteur.

Par conséquent, le choix des images aide à la compréhension du texte. Luther lui-même, dans les premières éditions de 1534 et 1545 indiqua à quel endroit il fallait insérer une illustration.

Le présent exemplaire appartient à l’édition imprimée en 1570. Elle est très proche de l’édition initiale pour le duc Christophe de Wurtemberg, imprimée quelques années plus tôt et datée de 1564. Comme celle-ci elle est éditée par Sigmund Feyerabend, Georg Rab et Weygand Hanen Erben et imprimée à Francfort-sur-le-Main.

Sigmund Feyerabend – célèbre peintre, graveur et imprimeur – a joué un rôle primordial dans la création de cette version de la bible. Originaire de Heidelberg, il s’installa à Francfort-sur-le-Main. Entre 1560 et 1590 il édita 32 bibles luthériennes (voir bibliographie Pelizaeus, 2012, p. 43 et ss.). Pour leur illustration, il fit appel en 1560 au graveur Virgil Solis, puis dès 1563 à Jost Amman, qui réalisa les gravures d’après les dessins de Johann Bocksberger de Salzbourg (voir bibliographie Schmidt, 1962).

Au début de l’année 1564, il s’adressa au duc Christophe de Wurtemberg pour lui demander de soutenir un projet d’édition d’une bible pour le Wurtemberg. Il cherchait un commanditaire prestigieux et demanda au duc de lui réserver le privilège de l’édition et de la diffusion. En contrepartie, il proposa que la bible montre le portrait et les armoiries du duc. Cet arrangement garantit à Feyerabend un marché rentable pour sa nouvelle édition et assura au prince réformateur la diffusion de ses convictions politico-religieuses. Cette bible, imprimée à seulement 200 exemplaires, fut la première à être destinée et diffusée dans le royaume du Würtemberg. Le duc les acheta pour ses paroisses, et aux frais des fabriques d’églises, au prix de 3 florins (Gulden), par bible. Ce prix conséquent – car il correspond à un salaire annuel d’un graveur (Pelizaeus, 2012, p. 47) – indique que ces exemplaires n’étaient pas seulement des objets destinés à un usage dévotionnel. Ces bibles de luxe, dont le texte s’accompagne de dizaines de gravures de grande qualité, avaient une valeur de prestige et une fonction représentative. D’une part elles mettaient en valeur les lieux et les églises qui les achetèrent, et d’autre part elles témoignaient de la ferveur religieuse du prince et de son goût pour les arts. Les buts de servir Dieu et d’afficher la gloire du prince étaient ainsi réunis.

Le succès fut immédiat car plusieurs éditions suivirent après celle de 1564, date que la page de dédicace du volume conserve dans la partie supérieure.

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Illustrations

Le volume présente un grand nombre de gravures sur bois. Trois pages de titres et une page de dédicace sont richement illustrées de plusieurs scènes figurées et d’ornements très divers. Les pages de titres introduisent les trois grandes parties du texte biblique, soit l’Ancien Testament, les Prophètes et le Nouveau Testament. Quant à la page de dédicace, elle se trouve au début de la première partie. Le texte biblique est enrichi de 144 grandes gravures. En fin de volume s’ajoute encore une illustration du colophon (marque des éditeurs).

Toutes les gravures – celles des frontispices et celles réparties à l’intérieur du texte biblique –ont été colorées à la main. Ces colorations font de cet exemplaire une œuvre unique.

Seules les cartes – ajoutées – et leurs décors associés ne sont pas colorés.

Cartes ajoutées du XVIIe siècle :

Trois cartes anciennes ont été montées sur onglet et ajoutées au volume. Elles sont accompagnées d’un texte explicatif et sont destinées à illustrer les lieux dont il est question dans le récit biblique.

Elles sont signées et parfois datées.

- La première est placée au début du volume, entre les feuillets 6 et 7 : le cartouche en bas à droite indique : Iohann et Henric Stern excudebant. Abrah. Goos schul. [sculpt.]

Abraham Goos (1590-1643) fut cartographe, graveur, éditeur et marchand de cartes au Pays-Bas, attesté à Amsterdam. Johann et Heinrich Stern furent à l’origine de la librairie et de l’atelier de reliure Stern, créé à Lüneburg (Allemagne, Basse-Saxe) en 1614.

- La deuxième – une double page – figure entre les feuillets 93 et 94. Elle porte la date de 1620.

- Une troisième carte dans la seconde partie (actes des apôtres), entre les feuillets 304 et 305, sur deux feuillets formant une double page (bords repliés). Inscription dans l’angle inférieur droit : Iohannes et Henricus Stern excudebant. Abraham Goos sculpt. Dix scènes forment un bandeau en haut et en bas de la carte. Dans la dernière scène du bandeau en bas de la carte figure le nom de l’artiste KMandere inventor. Karel van Mander (1548-1606) fut un peintre et graveur attesté en Flandre et aux Pays-Bas (voir bibliographie Van den Berg, 2009).

Dimensions des gravures :

La majorité est à mi page et présente un format rectangulaire, de taille légèrement variable, mais toujours dans la largeur du texte : taille de la première gravure (f. 1) 117 x 153 mm ; les autres de taille semblable, variant entre environ 110 mm de hauteur sur 150-155 mm de largeur.

Trois gravures à pleine page : l’une dans le livre de Moïse (l’Exode), f. 55 (273 x 173mm) et deux dans le livre des Rois, f. 190 et 190 v° (271 x 170 mm).

Toutes les gravures sont entourées d’un filet noir.

Répartition des gravures dans le volume :

Les 144 gravures sont réparties entre les trois parties. L’Ancien Testament en compte un plus grand nombre, soit 76 gravures. S’y ajoutent celles des livres des Prophètes avec 26 gravures. Le Nouveau Testament, moins illustré, comporte 42 gravures.

La plupart des livres de l’Ancien Testament sont illustrés, soit :

  • les livres de Moïse : Genèse (1er livre), l’Exode (2e livre), Lévitique (3e livre), les Nombres (4e livre)
  • le livre de Josué
  • le livre des Juges
  • le livre de Samuel
  • le livre des Rois
  • le livre des Chroniques
  • le livre de Jérémie
  • le livre d’Esther
  • le livre de Job
  • le livre des Psaumes

Les livres des prophètes sont dans une partie distincte introduite par une nouvelle page de titre.

Les images qui illustrent le Nouveau Testament se rapportent aux évangiles, les actes des apôtres et notamment à l’Apocalypse.

Le plus souvent il y a une image par page, mais certaines séquences ou chapitres sont davantage illustrés. La densité des images est particulièrement augmentée en fin de volume (récit de l’Apocalypse) où certaines pages comportent parfois deux gravures et certaines doubles pages en comptent trois voire quatre (ex. ff. 392 v°-393 ; 393 v°-394).

En résumé : l’Ancien Testament (qui comprend aussi les livres des prophètes) est davantage illustré que le Nouveau Testament ce qui montre que les éditions de cette bible restent fidèles à la tradition luthérienne. L’accent est notamment mis sur l’illustration des livres de Moïse et les livres des prophètes. Quant au Nouveau Testament, l’illustration de l’Apocalypse de saint Jean prime.

Attribution des gravures

La plupart des gravures n’a pas de signatures. Une dizaine est signée sous forme de monogramme.

Les différences stylistiques entre les gravures semblent indiquer qu’il s’agit d’une œuvre de collaboration.

Jost Amman (1539-1591) :

La première gravure du texte porte les initiales IA, visibles dans l’angle inférieur gauche de l’image (f. 1, scène de la création). Ces initiales sont certainement celles de Jost Amman.

Cet artiste – dessinateur, graveur et peintre – est né à Zurich en 1539. Son activité est attestée à Zurich, Nuremberg et Heidelberg. Il meurt à Nuremberg en 1591.

Sa collaboration avec Sigmund Feyerabend est également documentée (voir bibliographie O’Dell, 1993, p. 22 et ss.).Par ailleurs on voit sur huit gravures les lettres SF, qui ont été identifiées comme les initiales de Sigmund Feyerabend.

Jost Amman est l’auteur du portrait du duc Christophe de Wurtemberg qu’il créa spécifiquement pour l’édition de 1564 (gravures originales de ce frontispice conservées au musée Herzog Anton Ulrich de Brunswick ; voir http://www.zeno.org/nid/20003863085 et à la Herzog August Bibliothek de Wolfenbüttel, inv. I 14771.1 ; voir http://portraits.hab.de/werk/18267/).

On lui attribue également la page de titre et la marque de la Cumpanei qui illustre le colophon.

Le monogramme SF se voit sur plusieurs gravures : première partie ff. 23 v°, 25 v°, 50 v°, 140, 191 v° ; deuxième partie 130 v°, 233 v°, 258 et 370. Sur la gravure du feuillet 258 le monogramme est en plus accompagné de la date 1563. L’édition de 1570 utilise donc des bois plus anciens.

Les lettres SHF figurent sur une gravure de la première partie (f. 192), tandis qu’une autre marque encore se voit sur une image de la seconde partie (f. 124).

Remarque : Dans l’édition de 1564, le monogramme SF apparaît sur certaines gravures alors qu’il a disparu dans l’édition de 1570 (p. ex. le f. 11 (Loth et ses filles), f. 24 v° (Fuite de Joseph), f. 143 v° (Samson cassant les colonnes).

Style des gravures

L’une des caractéristiques des gravures est leur style extrêmement narratif. Plusieurs épisodes successifs relatés dans le récit biblique sont réunis en une seule image. Certaines compositions condensent parfois un nombre important de petites scènes placées sur des plans différents et prenant parfois des dimensions minuscules tout en restant lisibles. Des jeux de profondeur sont créés, jouant sur la taille des personnages, les plaçant judicieusement dans des paysages, à l’intérieur ou à l’extérieur des architectures, ou dans le ciel. Parfois elles sont placées dans les lointains incitant le lecteur de scruter toutes les parties de l’illustration. Les séquences du récit se juxtaposent, s’imbriquent, pour soutenir et accompagner la narration. Le but était de rendre le texte aussi compréhensible que possible à travers des représentations très détaillées, bien organisées dans l’espace imparti et de cette manière faciles à décrypter. Le message de la Sainte Écriture est ainsi délivré au lecteur par des mises en scènes intelligemment construites. La note au lecteur au début du volume insiste bien sur cette démarche.

La mise en couleurs est un autre moyen pour rendre le récit accessible à tout lecteur. Elle est particulièrement soignée, dans le choix des couleurs comme dans la pose des teintes proprement dite. La variété et la fraîcheur des couleurs rendent les images vivantes. Les contours sont respectés, le dessin gravé est mis en valeur, les zones hachurées – particulières à la gravure – gardent toute leur fonction ; la couleur est parfaitement adaptée aux espaces clairs ou plus sombres de l’image. Les tons sont nuancés pour structurer les paysages et pour donner du volume aux corps, notamment à travers les drapés des costumes. Cette mise en couleurs devient un moyen idéal pour rendre l’image compréhensible. Elle joue sur les différents plans, met en valeur tel ou tel séquence du récit, un objet important ou encore un personnage clé. Par le choix des couleurs, le peintre insiste sur certains détails iconographiques ou attire le regard sur une séquence particulière du récit.

Cette judicieuse mise en couleurs, parfaitement maîtrisée pour le ou les coloristes, est l’un des principaux attraits du présent volume.

Malgré le grand nombre des gravures, il n’y a aucune monotonie dans les compositions. Celles-ci sont d’une grande diversité. Tantôt un grand personnage est placé à l’avant-plan (f. 48 v°), un seul objet occupe l’image (f. 191 v°) ou une vaste architecture prend tout l’espace (f. 191), tantôt ce sont de grandes mêlées de personnages ou d’animaux. Les scènes de bataille sont impressionnantes par le nombre d’hommes impliqués. Dans les scènes des visions des prophètes et encore davantage dans les scènes de l’Apocalypse, l’artiste (ou les artistes) fait preuve d’une grande imagination.

Le style correspond à celui de ce XVIe siècle avancé. Le graphisme est dense et puissant. Les formes sont marquées par des contours noirs, parfois épais. Le modelé des corps est appuyé, certains personnages sont très imposants, par leur taille, leur position et leurs gestes. Les corps nus (par exemple ceux d’Adam et Ève ou de Caïn et d’Abel) sont musclés et vigoureux. Cette force des dessins gravés contribue à l’expressivité des images.

Même si plusieurs graveurs et coloristes ont été à l’œuvre, l’illustration reste d’une parfaite homogénéité.

Les choix iconographiques et les caractéristiques stylistiques sont judicieusement mis en œuvre pour augmenter l’effet recherché. Ce dernier est basé sur le but même des éditions des bibles luthériennes dans le contexte de la Réforme. Les artistes ont parfaitement compris les enjeux et contribuent largement par la qualité de leurs réalisations à la diffusion des images.

Description des illustrations :

[Remarque : le sujet principal des gravures est donné]

Page de titre au début du volume :

Décor gravé et coloré sur toute la hauteur de la page : 320 x 210 mm.

Cinq scènes bibliques, exclusivement de l’Ancien Testament, entourent le titre, chacune dans un cadre richement orné de volutes, de fleurs et de fruits, de guirlandes, vases, de personnages, anges etc.

- Dans la partie supérieure : Création du ciel, de la terre et de l’homme par Die le Père dans une large nuée. Le soleil, la lune et les astres, en haut (près de la tête de Dieu) ; arbres et animaux ; Dieu créant Adam et Ève.

- deux scènes à gauche : l’Arche de Noé et Loth et ses filles

- deux scènes à droite : Moïse recevant les tables de la loi et construction de la tour de Babel.

Page de dédicace :

Décor gravé et coloré, couvrant presque toute la page : 257 x 165 mm ; médaillon au centre : env. 145 x 118 mm. Décor surmonté de la dédicace écrite sur trois lignes.

Au centre du décor : portrait du duc Christophe de Wurtemberg, attribué à Jost Amman. Son buste est vu de face ; son regard fixe et plutôt sévère, il est barbu et affiche un certain âge. En 1564, il avait presque 50 ans et il mourra quatre ans plus tard. Il porte un somptueux costume serré à la taille par une ceinture noire et par-dessus un manteau rouge fourré, muni d’un haut col. Un chapeau noir décoré d’une plume couvre sa tête. Il porte un collier avec un motif de hibou comme pendentif, mis en évidence sur sa poitrine. Dans la main droite, posée sur un épais coussin de velours, il tient des gants tandis que la main gauche tient le pommeau de son épée.

Ce portrait s’inscrit dans un médaillon ovale surmonté des armoiries du duc tenues par deux cerfs. De part et d’autre du médaillon, deux figures féminines évoquent les vertus : à gauche, la Foi tenant un calice et une croix ; à droite, la Charité portant un enfant dans ses bras. Tout autour de ces motifs, s’agencent divers ornements qui couvrent toute la page et qui sont de style typiquement Renaissance : deux putti assis, masques, vases, fruits et végétaux. Le cartouche en bas de la page est vide.

Les armoiries du duc sont :

Écartelé, au 1, d’or, à trois demi ramures de cerf de sable (Wurtemberg), au 2, fuselé en bande d’or et de sable (Urach), au 3, d’azur au drapeau d’or chargé d’un aigle de sable membré, becqué de gueules et à la hampe de gueules (Dignité de Porte-Bannière de l’Empire), au 4, de gueules aux deux bars adossés d’or (Montbéliard) ; casques ; cimiers : cor de chasse de gueules lié virolé enguiché et pavillonné d’or l’embouchure à dextre (Wurtemberg) et une tête et col de chien fuselé d’or et de sable (Urach, Teck) ; lambrequins.

Remarque concernant la mise en couleurs de l’écu :

Le coloriste n’a pas utilisé les bonnes couleurs pour l’écu armorié car les couleurs ne correspondent pas aux armes portées par le duc : au 1, les ramures sont rouges au lieu d’être noires (de sable), la couleur du fond est juste (d’or, donc jaune) ; au 2, du blanc et du bleu au lieu du jaune (d’or) et du noir (de sable) ; au 3, le fond est rouge au lieu d’être bleu (d’azur) ; au 4, les couleurs sont inversées.

Ces erreurs pourraient s’expliquer par l’absence de modèle mis à disposition du coloriste. Par ailleurs, il faut rappeler qu’en 1570, le duc Christophe était mort depuis deux ans.

Signalons que l’un des exemplaires de la bible pour Christophe de Wurtemberg, datée de 1564, autrefois dans une collection privée, portait les armes de Wurtemberg sur les plats de la reliure, un probable indice que cet exemplaire appartenait à un membre de cette prestigieuse dynastie (voir bibliographie Goezens, 1777).

Notons aussi que les armes de Wurtemberg figurent sur une reliure estampée, par Samuel Foillet, 1603, sur le Livre de réception des francs-bougeois (Archives municipales de Montbéliard, BB9 ; voir bibliographie Alexandre, in Vion-Delphin, Bouvard, Fuhrer, 2009, p. 316 et 320).

Première partie : l’Ancien Testament

F. 1. Das Erste Buch Mose. I. Cap. Création (117 x 153 mm). Très belle gravure qui regroupe différentes séquences du récit biblique : Dieu dans une nuée (en haut à droite) crée le ciel et la terre ; Dieu crée l’homme (au milieu à gauche) ; Dieu montre à Adam et Ève l’arbre de connaissance (l’arrière-plan gauche). Les animaux sauvages (éléphant, ours, lions, licorne, …) et domestiques (cheval, bœuf, bouc, lapin,…) sont répartis sur toute l’image.

Le cerf mis en évidence à l’avant-plan gauche présente la même allure que les cerfs représentés de part et d’autres de l’écu du duc sur la page dédicace.

Monogramme IA dans l’angle inférieur gauche : initiales du graveur Jost Amman.

F. 2 v°. I. Buch Mose, III. Cap. Paradis terrestre. Tentation d’Adam et Ève : le serpent dans l’arbre ; Ève au centre de l’image prend le fruit et le présente à Adam. À l’arrière-plan, l’ange chasse Adam et Ève du paradis. Nombreux animaux (bœuf, lion, cerf, paon, singe, etc.).

F. 3. I. Buch Mose, IIII. Cap. Caïn tue son frère Abel à l’aide d’une massue.

F. 4 v°. I. Buch Mose, VII. Cap. L’arche de Noé : Dieu apparaît à Noé, les animaux se rassemblent pour monter dans l’arche, le déluge. Au loin, à l’horizon, la colombe apporte le rameau.

F. 5 v°. I. Buch Mose, IX. Cap. L’ivresse de Noé. Dieu apparaît à Noé et à ses fils ; l’arche à l’arrière-plan.

F. 6 v°. I. Buch Mose, X. Cap. La construction de la Tour de Babel. Toutes les étapes de la construction sont représentées : préparation du mortier, transport des pierres, taille des pierres, construction à l’aide de grues.

[F. inséré entre le f. 6 et le f. 7 se rapportant au chapitre XI] : Carte (au verso du feuillet) Peregrination der Patriarchen (non colorée). Carte qui indique les pays à travers lesquels les patriarches et les pères ont voyagé. En haut et en bas de la page : scènes de la Genèse (Tentation au paradis en bas, scènes plus petites en haut).

F. 11. I. Buch Mose, XIX. Cap. Loth et ses filles. À l’arrière-plan, l’embrasement de la ville de Sodome et la femme de Loth pétrifiée.

F. 12 v°. I. Buch Mose, XXII. Cap. Sacrifice d’Isaac : Abraham lève l’épée pour tuer son fils Isaac accroupi sur un bûcher. L’ange de Dieu apparaît dans le ciel et arrête le geste du père.

F. 17. I. Buch Mose, XXVIII. Cap. Le songe de Jacob endormi au pied d’un arbre. Les anges montent et descendent sur l’échelle dressée et dont le sommet atteint le ciel où apparaît Dieu.

F. 18 v°. I. Buch Mose, XXX. Cap. Jacob gardant les troupeaux de son oncle Laban.

F. 20 v°. I. Buch Mose, XXXII. Cap. Lutte de Jacob avec l’ange.

F. 23 v°. I. Buch Mose, XXXVII. Cap. Les frères de Joseph après avoir jeté Joseph dans une citerne le retirent pour le vendre à des caravaniers.

Monogramme SF sur une pierre du puits.

F. 24 v°. I. Buch Mose, XXXVIX. Cap. Joseph accusé par la femme de Putiphar qui montre le manteau comme pièce à conviction. Fuite de Joseph.

F. 25 v°. I. Buch Mose, XLI. Cap. Joseph interprète le songe du pharaon.

Monogramme SF, inscrit dans un médaillon sculpté sur le socle de la colonne au centre de l’image.

F. 31 v°. I. Buch Mose, L. Cap. Joseph enterre son père Jacob.

F. 39 v°. II. Buch Mose, XIIII. Cap. L’exode des Israélites guidés par Moïse qui par sa baguette fait engloutir l’armée du Pharaon par les eaux déchaînées.

F. 41. II. Buch Mose, XVI. Cap. Miracles de Moïse. La pluie des cailles et la récolte de la manne.

F. 41 v°. II. Buch Mose, XVII. Cap. Bataille entre Israélites et Amalécites au pied du mont Horeb. À l’arrière-plan, Moïse implore le Seigneur et lève les bras au ciel, soutenus par Aaron et Hur, pour obtenir la victoire d’Israël.

F. 48 v°. II. Buch Mose, XXIX. Cap. Aaron, consacré prêtre, porte le pectoral du jugement.

F. 50 v°. II. Buch Mose, XXXII. Cap. L’adoration du veau d’or : des hommes et des femmes dansent autour du veau.

Monogramme SF sur le piédestal qui porte le veau d’or.

F. 55. II. Buch Mose, XL. Cap. (image à pleine page : 273 x 173 mm). Plan du tabernacle (temple) de Moïse. Nombreuses tentes dressées à l’extérieur de l’enceinte, chacune portant un nom (IUDA, MOYSES, ISSACHAR, etc.).

F. 69 v°. III. Buch Mose, XXIIII. Cap. Lapidation de l’homme qui a insulté le Seigneur.

F. 80 v°. IIII. Buch Mose, XIII. Cap. Grappe de Canaan. Deux hommes, Josué et Caleb, portent une lourde grappe de raisins, suspendue à une branche.

F. 82 v°. IIII. Buch Mose, XV. Cap. Lapidation de l’homme qui avait ramassé du bois le jour du sabbat (même gravure qu’au f. 69 v°)

F. 86. IIII. Buch Mose, XXI. Cap. L’érection du serpent d’airain.

Lettres SHF sur une tente au centre de l’image.

F. 86 v°. IIII. Buch Mose, XXI. Cap. Bataille de Sihôn contre Israël.

[deux ff. insérés entre f. 93 et f. 94 illustrant le chapitre 33] Carte (double page, non colorée) illustrant les étapes des fils d’Israël

F. 117. Das Buch Josua, I. Cap. Dieu ordonne à Josué de conduire le peuple. Trois hommes en armure ; sur le bouclier de celui à droite se lit le nom de IOSUE.

F. 118 v°. Das Buch Josua, III. Cap. Josué transporte l’Arche sainte vers Jéricho ; passage du Jourdain à pieds secs.

F. 120. Das Buch Josua, VI. Cap. Transport de l’Arche sainte. Au bruit des trompettes, les murailles de Jéricho s’écroulent.

F. 121. Das Buch Josua, VII. Cap. Devant des tentes dressées, Josué envoie des émissaires. À l’arrière-plan, lapidation d’Acan.

F. 123. Das Buch Josua, X. Cap. Pendaison des cinq rois amorites.

F. 124. Das Buch Josua, XI. Cap. Bataille de Mérôm.

F. 134. Das Buch der Richter, IIII. Cap. Jaël, la femme de Héber, tue Sisera pendant son sommeil, lui enfonçant un piquet dans la tempe.

F. 136. Das Buch der Richter, VII. Cap. Au bord du Jourdain, Gédéon choisit ses soldats d’après leur manière de boire.

F. 136 v°. Das Buch der Richter, VII. Cap. Victoire de Gédéon et fuite de ses adversaires.

F. 140. Das Buch der Richter, XI. Cap. La fille de Jepthé, dansant et jouant de la harpe, vient à la rencontre de son père. D’après le vœu de ce dernier, elle sera sacrifiée.

Monogramme SF inscrit sur le mur de la porte de la maison.

F. 141 v°. Das Buch der Richter, XIIII. Cap. Samson ouvrant la gueule d’un lion.

F. 142. Das Buch der Richter, XV. Cap. Samson frappe mille Philistins avec une mâchoire d’âne.

F. 143. Das Buch der Richter, XVI. Cap. Trahison de Dalila. Elle fait couper les cheveux de Samson, endormi sur ses genoux et perdant ainsi toute sa force.

F. 143 v°. Das  Buch der Richter, XVI. Cap. La vengeance de Samson. Après avoir retrouvé sa force, il renverse les deux colonnes du temple. L’édifice s’écroule entraînant la mort des Philistins, hommes et femmes.

F. 146. Das Buch der Richter, XX. Cap. Bataille contre Benjamin.

F. 151v. I. Buch Samuel, IIII. Cap. La mort d’Élie qui en tombant se brise la nuque.

F. 152. I. Buch Samuel, V. Cap. L’arche de Dieu chez les Philistins.

F. 155. I. Buch Samuel, X. Cap. Samuel oint Saül comme roi d’Israël.

F. 159. I. Buch Samuel, XVI. Cap. Samuel oint David comme roi d’Israël.

F. 160 v°. I. Buch Samuel, XVII. Cap. David tuant Goliath

F. 161 v°. I. Buch Samuel, XIX. Cap. Saül jette sa lance vers David. À l’arrière-plan, évasion de David grâce à l’aide de Michal.

F. 163. I. Buch Samuel, XXI. Cap. Le prêtre Ahimélek donne l’épée à David.

F. 166 v°. I. Buch Samuel, XXVI. Cap. David prend la lance et la coupe d’eau de Saül.

F. 169. I. Buch Samuel, XXXI. Cap. Saül se jette sur son épée. Son écuyer se donne la mort de la même manière.

F. 175. II. Buch Samuel, XI. Cap. Bain de Bethsabée. David, sous les arcades de son palais, observe Bethsabée, assise près d’une fontaine et entourée de servantes. Luxuriant jardin fleuri.

F. 180. II. Buch Samuel, XVII. Cap. Mort d’Absalon, transpercé par une lance près d’un arbre où il va se prendre accidentellement par ses cheveux.

F. 188. I. Buch von den Königen, III. Cap. Jugement de Salomon.

F. 190. I. Buch von den Königen, VI. Cap. Plan du Temple ; vue plongeante de l’intérieur.

F. 190 v°. I. Buch von den Königen, VI. Cap. Vue du Temple.

F. 191. I. Buch von den Königen, VII. Cap. Le Temple de Salomon

F. 191 v°. I. Buch von den Königen, VII. Cap. Grand récipient en métal (la Mer) reposant sur douze bœufs ; destiné au Temple.

Monogramme SF sur l’un des carreaux de pavement.

F. 192. I. Buch von den Königen, VII. Cap. Un chariot (base) en métal, richement orné.

Lettres SHF sur une pierre à gauche du chariot.

F. 195. I. Buch von den Königen, X. Cap. La reine de Saba rend visite à Salomon.

F. 195 v°. I. Buch von den Königen, XI. Cap. Les femmes de Salomon détournent son cœur vers des idoles.

F. 201 v°. I. Buch von den Königen, XVIII. Cap. Le sacrifice du mont Carmel. Élie devant le taureau sur le bûcher

F. 204 v°. I. Buch von den Königen, XXII. Cap. Le roi Akhab tué dans son char.

F. 206. II. Buch von den Königen, II. Cap. Sous les yeux Élisée, Élie monte au ciel sur son char de feu.

F. 207 v°. II. Buch von den Königen, IIII. Cap. Élisée aide une veuve.

F. 210. II. Buch von den Königen, VII. Cap. Fuite des Syriens.

F. 212. II. Buch von den Königen, IX. Cap. Jehu fait tuer la reine Jézahel. Jetée d’une fenêtre, elle devient la proie des chiens.

F. 217. II. Buch von den Königen, XVII. Cap. Prise de Samarie.

F. 222 v°. II. Buch von den Königen, XXV. Cap. Prise de Jérusalem.

F. 229 v°. I. Buch der Chronica, XII. Cap. David s’empare de Jérusalem.

[même image que f. 222 v°]

F. 245 v°. II. Buch der Chronica, XIII. Cap. Bataille des Israélites contre Abia.

F. 246. II. Buch der Chronica, XIIII. Cap. Bataille d’Assa contre Serah.

F. 266 v°. Das. Buch Nehemia, IIII. Cap. Construction des murs de Jérusalem

F. 275. Das Buch Esther, V. Cap. Esther devant le roi.

[même image que f. 195 v°]

F. 275 v°. Das Buch Esther, VI. Cap. Haman sur sa monture traverse la ville pour plaire au roi.

F. 278. Das Buch Hiob, I. Cap. Job sur son tas de fumier tourmenté par un diable. Il reçoit la visite de sa femme ; un homme lui présente deux de ses enfants morts.

F. 293 v°. Der Psalter, I. David jouant de la harpe.

Deuxième partie :

Les livres des prophètes

[F. 1] Page frontispice : Titre au centre de la page dans un espace rectangulaire. Cinq scènes bibliques disposées autour : Adoration des bergers (en haut), Résurrection et Pentecôte (à droite), Christ guérissant le paralytique et Christ au jardin des oliviers (à gauche).

Sous le titre, un aigle couronné, aux ailes déployées. Il s’agit du symbole de la ville de Francfort-sur-le-Main, lieu d’édition. Cet aigle devrait être blanc (argenté) mais le peintre l’a coloré en noir. Ce motif et les scènes bibliques sont insérés dans des cadres architecturés composés de pilastres, arcs, corniches, etc. Nombreux motifs décoratifs autour, disposés dans un réseau dense de cartouches, de volutes : masques, angelots, putti, cornes d’abondance, végétaux et fruits.

F. 5 v°. Der Prophet Jesaia, I. Cap. Prophéties. Dieu en haut d’un temple rond, assis sur un trône rayonnant, entouré de nuées et d’anges. L’un d’eux touche la bouche du prophète Isaïe avec un charbon ardent qu’il tient à l’aide d’une petite tenaille.

F. 35. Der Prophet Jeremia, I. Cap. Mission des prophètes. Le prophète Jérémie avec un joug au cou.

F. 57. Der Prophet Jeremia, XXXVIII. Cap. Le prophète Jérémie tiré en dehors d’une fosse.

F. 71 v°. Der Prophet Hesekiel, I. Cap. Apparition de Dieu au prophète Ézéchiel.

F. 92 v°. Der Prophet Hesekiel,XXXVII. Cap. Le prophète Ézéchiel demande à Dieu de ressusciter les morts.

F. 110. Der Prophet Daniel, II. Cap. Le songe de Nabuchodonosor.

F. 111. Der Prophet Daniel, III. Cap. Nabuchodonosor fait jeter Chadrak, Méchak et Abed-Nego dans la fournaise.

F. 114 v°. Der Prophet Daniel, VII. Cap. Vision de Daniel : quatre animaux sortent de la mer.

F. 119. Der Prophet Hosea, I. Cap. Osée, obéissant à Dieu, prend une prostituée pour femme.

F. 124. Der Prophet Joel, I. Cap. Prophétie adressée au peuple d’Israël.

Monogramme écrit sur le sol près du prophète.

F. 126 v°. Der Prophet Amos, I. Cap. Le prophète Amos annonçant des punitions.

F. 130 v°. Der Prophet Obadja, I. Cap. Prophétie d’Obadia.

Le monogramme SF sur une pierre dans l’angle inférieur gauche de l’image.

F. 132. Der Prophet Jona, I. Cap. Jonas sortant d’un grand poisson.

F. 133 v°. Der Prophet Micha, I. Cap. Nativité du Christ et adoration des bergers.

F. 136 v°. Der Prophet Nahum, I. Cap. Le prophète Nahum prêchant sur Ninive.

F. 138. Der Prophet Habacuc, I. Cap. Bataille contre les Chaldéens.

F. 140. Der Prophet Zephanja, I. Cap. Le prophète Sophonie annonçant la punition sur Juda et Jérusalem.

F. 142. Der Prophet Haggai, I. Cap. Le prophète Aggée ordonne la construction du temple.

F. 143 v°. Der Prophet Sacharja, I. Cap. Le prophète Zacharie.

F. 149. Der Prophet Maleachi, I. Cap. Le prophète Malachie.

F. 156 v°. Das Buch Judith, XIII. Cap. Judith tenant la tête décapitée d’Holopherne.

F. 168 v°. Das Buch Tobie, II. Cap. Tobie recouvre la vue.

F. 203 v°. Das I. Buch Maccabeorum, II. Cap. Matthias tue un juif en train d’adorer les idoles.

F. 205 v°. Das I. Buch Maccabeorum, IIII. Cap. Bataille.

F. 225 v°. Das II. Buch Maccabeorum, IX. Cap. Mort d’Antiochos.

F. 233 v°. Historia von Susanna und Daniel. Suzanne et les vieillards.

Monogramme SF sur une racine dans la partie inférieure droite de l’image.

Le Nouveau Testament

[F. 237] Frontispice avec le titre et des scènes bibliques. Celles-ci sont les mêmes que pour la page de titre du livre des prophètes : Adoration des bergers (en haut), Résurrection et Pentecôte (à droite), Christ guérissant le paralytique et Christ au jardin des oliviers (à gauche).

F. 239. Evangelium S. Matthes. I. Cap. L’évangéliste Matthieu en train d’écrire, accompagné de son symbole l’ange.

F. 258. Evangelium S. Marcus. I. Cap. L’évangéliste Marc en train d’écrire à son pupitre, accompagné de son symbole le lion.

Date et monogramme se devinent sur le médaillon du mur derrière le lion : 1563 SF.

F. 261 v°. Evangelium S. Marcus. VI. Cap. Le banquet d’Hérode et la décollation de saint Jean-Baptiste. Le bourreau donne la tête à Salomé.

F. 270. Evangelium S. Lucas. I. Cap. L’évangéliste Luc en train d’écrire, accompagné de son symbole, le taureau.

F. 279 v°. Evangelium S. Lucas. X. Cap. Parabole du bon Samaritain.

F. 284. Evangelium S. Lucas. XVI. Cap. Parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare.

F. 290 v°. Evangelium S. Johannis. I. Cap. L’évangéliste Jean en train d’écrire sur une tablette, accompagné de son symbole l’aigle.

F. 297 v°. Evangelium S. Johannis. X. Cap. Jésus, le bon berger.

[deux ff. insérés entre f. 304 et f. 305 illustrant les actes des apôtres] Carte (double page, non colorée) montrant les pays autour de la Méditerranée pour illustrer les voyages des apôtres et de saint Paul. Bandeau en haut et en bas avec dix scènes. La dernière en bas qui montre saint Paul devant l’empereur Néron comporte la signature de Karel van Mander.

F. 305 v°. Das II. Theil des Evangelii S. Lucas. I. Cap. L’évangéliste Luc et son symbole le taureau.

[même gravure que le f. 270].

F. 311 v°. Apostelgeschichte. IX. Cap. La conversion de Saül. Son cheval se cabre.

F. 328. Die Epistel S. Pauli an die Römer. I. Cap. Saint Paul envoyant des messagers aux Romains.

F. 337. Die I. Epistel S. Pauli an die Corinther. I. Cap. Saint Paul envoie un messager.

F. 350 v°. Die  Epistel S. Pauli an die Galater. I. Cap. Envoi de messagers.

[même image que f. 328].

F. 364. Die I. Epistel S. Pauli an Timotheum. I. Cap. Envoi d’un messager.

[même image que f. 337].

F. 370. Die I. Epistel S. Peters. I. Cap. Saint Pierre donne une lettre à un messager.

Monogramme SF sur la lettre.

F. 374 v°. Die I. Epistel S. Johannis. I. Cap. L’évangéliste Jean et son symbole l’aigle.

[même image que 290 v°].

F. 388 v°. Die Offenbarung S. Johannis. I. Cap. Le Christ dans une mandorle. Sept étoiles autour de sa main droite ; sept chandeliers. Saint Jean se prosterne devant lui.

F. 390. Die Offenbarung S. Johannis. IIII. Cap. Maiestas Domini et les 24 vieillards.

F. 391 (partie supérieure de la page). Die Offenbarung S. Johannis. VI. Cap. Les quatre cavaliers de l’Apocalypse.

F. 391 (partie inférieure de la page). Die Offenbarung S. Johannis. VI. Cap. Jean voit sous l’autel les âmes des martyrs représentés sous forme de squelettes. Trois anges leur donnent des robes blanches.

F. 391 v°. Die Offenbarung S. Johannis. VI. Cap. Le tremblement de terre (ouverture du septième sceau).

F. 392. Die Offenbarung S. Johannis. VII. Cap. Les anges de la terre et les anges des vents voient un autre ange monter vers la Maiestas Domini.

F. 392 v°. Die Offenbarung S. Johannis. VIII. Cap. Un ange encensant l’autel pour la prière des saints.

F. 392 v°. Die Offenbarung S. Johannis. VIII. Cap. Anges avec des trompettes. Foudres et feu tombent sur la terre.

F. 393. Die Offenbarung S. Johannis. VIII. Cap. Une montagne en feu tombe dans la mer.

F. 393. Die Offenbarung S. Johannis. VIII. Cap. Une étoile en feu tombe sur la terre.

F. 393 v°. Die Offenbarung S. Johannis. VIII. Cap. Un ange frappe le soleil et la lune : les paroles WE WE (Wehe, wehe – malheur, malheur), sortent de sa bouche.

F. 393 v°. Die Offenbarung S. Johannis. IX. Cap. Cinquième ange sonnant de la trompette. Une étoile tombée dans un puits provoque de la fumée d’où sortent des sauterelles. Elles attaquent les hommes qui s’écroulent au sol.

F. 394. Die Offenbarung S. Johannis. IX. Cap. Une voix céleste ordonne qu’un tiers des hommes soit tué.

F. 394 v°. Die Offenbarung S. Johannis. X. Cap. Un ange habillé de nuages. Son visage ressemble à un soleil et ses jambes sont des colonnes de feu.

F. 394 v°. Die Offenbarung S. Johannis. X. Cap. La voix céleste.

F. 395 v°. Die Offenbarung S. Johannis. XII. Cap. La femme apocalyptique.

F. 396. Die Offenbarung S. Johannis. XIII. Cap. La bête de l’Apocalypse avec sept têtes, dix cornes et dix couronnes.

F. 396 v°. Die Offenbarung S. Johannis. XIIII. Cap. Maiestas Domini et l’agneau de Dieu sur le mont de Sion.

F. 397. Die Offenbarung S. Johannis. XIIII. Cap. Le Fils de l’homme sur une nuée et tenant une faucille.

F. 398. Die Offenbarung S. Johannis. XVI. Cap. Des esprits impurs sortent de la gueule du dragon sous forme de grenouilles.

F. 398 v°. Die Offenbarung S. Johannis. XVII. Cap. La grande prostituée.

F. 399. Die Offenbarung S. Johannis. XVIII. Cap. La chute de Babylone.

F. 400. Die Offenbarung S. Johannis. XIX. Cap. Le cavalier de la justice sur un cheval blanc.

F. 400 v°. Die Offenbarung S. Johannis. XX. Cap. L’ange descendu du ciel tient les clés de l’abîme.

F. 400 v°. Die Offenbarung S. Johannis. XX. Cap. Jugement dernier. Le diable jeté dans l’étang de feu et de soufre.

F. 401. Die Offenbarung S. Johannis. XXI. Cap. Un ange montre à saint Jean la nouvelle Jérusalem.

Feuillet de colophon, verso : marque des éditeurs/imprimeurs. Leurs noms entourent leurs symboles, soit une fama sonnant dans deux trompes, deux corbeaux et un coq. De nombreux motifs autour : hommes et femmes nus, masques, fruits et feuillages.

Remarques sur le programme iconographique :

Dans plusieurs cas les mêmes images ont été choisies pour illustrer des récits différents :

- La même scène de lapidation se trouve aux feuillets 69 v° et 82 v°.

- Salomon et les femmes se trouve sur les feuillets 195 v° et 275.

- La prise de Jérusalem illustre les feuillets 222 v° et 229 v° ; ces deux images se suivent.

- Saint Luc écrivant illustre l’évangile de Luc et les actes des apôtres, feuillets 270 et 303 v°.

- Saint Jean se trouve aux feuillets 290 v° et 374 v° ;

- Envoi des messagers : ff. 328 et 350 v° ; même sujet aux ff. 337 et 364.

L’édition de 1570 reste assez fidèle à celle de 1564. La mise en page et les choix iconographiques sont très semblables. Toutefois, on remarque que dans l’édition de 1570 moins d’images sont répétées et que certaines compositions peuvent varier de celle de 1564. En voici quelques exemples de la première partie :

- F. 2 v° Tentation d’Adam et Ève : la scène est semblable mais diffère dans l’exécution.

- F. 12 v° Sacrifice d’Isaac : composition assez différente ; personnages inversés.

- F. 17 Songe de Jacob : parmi les nombreuses différences, la position de Jacob endormi.

- F. 20 v° : Combat de Jacob et de l’ange : différences dans la composition.

- F. 31 v° : Enterrement de Jacob : différences dans les architectures et les tombes.

- F. 41 : Récolte de la Manne : figure de Moïse assez différente

- F. 41 v° : Scène de bataille : taille des chevaux et des hommes plus importante

- F. 69 v° : Scène de lapidation : position de l’homme lapidé différente, visages de nombreux personnages différents.

- F. 80 v° : composition semblable mais nombreux détails diffèrent.

- F. 143 v° : composition très proche mais différences dans les détails (colonnes taillées, pierres, etc.).

- F. 195 v° : composition assez différente notamment en ce qui concerne le nombre de personnage et le cadre architectural

Dans le livre des prophètes, la scène du prophète d’Aggée (f. 142) est assez différente de la version de 1564.

En ce qui concerne la répétition des images, l’édition de 1564 montre l’image de la construction de la tour de Babel (f. 6) également pour la construction de Jérusalem (f. 266 v°), alors que dans l’édition de 1570 on choisit deux gravures différentes. Dans l’édition de 1564 la même scène de bataille est répétée six fois (première partie : ff. 41 v°, 86 v°, 124, 146, 217 et 246) alors que dans la nouvelle édition, les scènes sont toutes différentes.

Dans l’édition de 1564, trois images identiques se suivent pour illustrer la prise de Jérusalem (ff. 222 v°, 229 v° et 245 v°), tandis que dans l’édition de 1570 seules les deux premières sont identiques (avec les mêmes couleurs d’ailleurs à l’exception du cheval à l’avant-plan).

On a donc voulu améliorer cette édition de 1570 en intégrant de nouvelles gravures et en variant les images. C’est un autre atout pour le présent exemplaire.

Autres exemplaires conservés dans des bibliothèques publiques ou collections privées

Peu d’exemplaires de l’édition de Feyerabend pour le comte Christophe de Wurtemberg sont conservés. Plusieurs sont incomplets ou dans un mauvais état de conservation. Certains sont colorés d’autres pas. La mise en couleurs varie d’un exemplaire à l’autre ; les coloristes étaient libres pour décider des choix des couleurs. Par conséquent, chaque exemplaire est unique.

La première édition date de 1564. Elle sera suivie par d’autres (1565, 1567, 1570, 1574, 1580, 1599). Celle de 1570, à qui appartient le présent volume étudié, diffère en quelques points de l’édition originale, par le nombre et le choix des gravures. Toutefois les éditions restent proches des unes des autres.

La liste (non exhaustive) ci-dessous regroupe un certain nombre d’exemplaires repérés dans diverses institutions (principalement allemandes) ou dans des catalogues de vente.

Pas d’exemplaire repéré en France.

A. Première édition de 1564 :

1. Stuttgart, Landeskirchliches Archiv/Landeskirchliche Zentralbibliothek

Cote : AF 1/57

Provenance : paroisse d’Erkenbrechtsweiler (XVIe siècle)

Gravures colorées.

Exemplaire incomplet : 24 gravures manquantes, 26 autres endommagées.

Source :

http://www.alb-magazin.com/ein-exemplar-der-ersten-lutherbibel-in-erkenbrechtsweiler/

http://www.archiv.elk-wue.de/ausstellungen/eine-bibel-fuer-wuerttemberg/

Cet exemplaire a donné lieu à une exposition itinérante intitulée Eine Bibel für Württemberg (« Une bible pour Wurtemberg »), comprenant 20 panneaux sur l’histoire de la bible et son iconographie. L’exposition a été présentée aux archives de Stuttgart vers 2012, à Erkenbrechtsweiler son lieu d’origine en 2013, et au couvent d’Alpirsbach en 2016.

http://www.archiv.elk-wue.de/ausstellungen/eine-bibel-fuer-wuerttemberg/

http://www.stadt-alpirsbach.de/de/Aktuell/Veranstaltungen?view=publish&item=eventDate&id=3267

Exemplaire publié : voir bibliographie Pelizaeus, 2012.

2. Stuttgart, Württembergische Landesbibliothek

Cote : Bb deutsch 1556 01 – 1 + 2

Gravures colorées.

Source :

https://wlb.ibs-bw.de/aDISWeb/app?service=direct/0/Home/$DirectLink&sp=S127.0.0.1:23002&sp=SAKSWB-IdNr040564738

Exemplaire publié : voir bibliographie Pelizaeus, 2012.

3. Coburg, Landesbibliothek

Cote : Cas B 107

Provenance : famille Bechstedt (notes XVIe siècle).

Source : https://katalog.landesbibliothek-coburg.de

4. Berlin, Staatsbibliothek

Cote : 2" Bu 9547

Source : http://stabikat.de/DB=1/XMLPRS=N/PPN?PPN=350386544

B. Édition de 1570

  1. Augsbourg, Staats- und Stadtbibliothek

Cote : 2 Th B VII 64

Gravures non colorées.

Contact : info@sustb-augsburg.de
  1. Braunschweig, Stadtbibliothek

Cote : III 0-562

Exemplaire incomplet (feuillets de titre et de dédicace manquants)

Gravures non colorées.

Source : http://www.braunschweig.de/kultur/bibliotheken_archive/stadtbibliothek/

(recherche via OPAC) ;

Contact : stadtbibliothek@braunschweig.de
  1. Dresde, Sächsische Landesbibliothek, Staats- und Universitätsbibliothek

Cote : K.A.38

Gravures colorées.

Source : http://katalogbeta.slub-dresden.de/id/0011393308/#detail

Exemplaire endommagé par des dégâts d’eau lors de la seconde guerre mondiale et aujourd’hui dans un très mauvais état de conservation (voire perdu d’après le conservateur de la bibliothèque).

  1. Frankfurt-sur-le-Main, Goethe-Universität, Universitätsbibliothek

Cote : Wf 239

Gravures colorées.

Ancien possesseur : Hans Hektor zum Jungen (autographe de 1594 et armoiries).

Tranches dorées et estampées, avec armoiries de la famille Zum Jungen.

Source : https://hds.hebis.de/ubffm/Record/HEBr829100733

http://www.ub.uni-frankfurt.de :

Contact : slg-frankfurt@ub.uni-frankfurt.de

  1. Gotha, Forschungsbibliothek

Cote :

Exemplaire incomplet (page de titre manquante)

Source : recherche via http://opac.uni-erfurt.de/

Contact : bibliothek.gotha@uni-erfurt.de

  1. Munich, Bayerische Staatsbibliothek

Cote : Res/2 B.g.luth. 84 a

Gravures non colorées.

Exemplaire numérisé :

http://daten.digitale-sammlungen.de/0008/bsb00085075/images/index.html?fip=193.174.98.30&id=00085075&seite=1

urn:nbn:de:bvb:12-bsb00085075-2

7.  Stuttgart, Württembergische Landesbibliothek

  1. Bb deutsch 157001

Seul le deuxième volume n’est conservé.

Source :

  1. Wolfenbüttel, Herzog August Bibliothek

Cote : Bibel-S. 2° 41

Gravures non colorées.

Ancien possesseur (inscriptions) : Johann Heilmann (de Silésie)

Exemplaire incomplet (page de dédicace manquante) et en partie (dernier tiers du volume) en mauvais état.

Source : http://www.hab.de ; via OPAC (https://opac.lbs-braunschweig.gbv.de)

  1. États-Unis, collection privée

Olim : Antiquariat Dr. Jörn Günther : exemplaire en deux volumes présenté dans le catalogue du libraire-antiquaire Dr. Jörn Günther Rare Books AG (Stalden et Basel, Suisse) : A choice of early printed books (1454-1577), Hambourg, 2002, p. 434-437 (n° 115 : BIBLIA GERMANICA) ; voir bibliographie Von Arnim.

139 gravures sur bois colorées.

Reliure d’origine de Thomas Drechsler, relieur et marchand de livres à Francfort-sur-le-Main de 1559 à 1579.

Provenance : Bibliothèque de Büdingen (Hesse), Fürstlich Ysenburg- und Büdingensche Bibliothek (estampilles).

Marques de trois possesseurs du  XVIIe siècle :

- H. Peter Engelhardt, recteur à Büdingen (avant 1643)

- Louisa Albertina, comtesse d’Erbach et de Breuberg (l’acheta à Engelhardt en 1643)

- Maria Charlotte, comtesse d’Ysenburg et de Büdingen (1654).

Exemplaire en deux volumes.

Remarques : la notice du catalogue Günther indique que les deux premiers feuillets du premier volume (page de titre et premier feuillet de l’index) sont absents. La page de dédicace avec le portrait du duc Christophe de Wurtemberg n’est pas mentionnée ce qui laisse supposer que ce feuillet a également été ôté.

­- Antiquariat Dr. Jörn Günther : exemplaire de L’ÉDITION ORIGINALE de 1564 en un volume présenté dans le catalogue du libraire-antiquaire Dr. Jörn Günther Rare Books AG (Stalden et Basel, Suisse) : Early printed Bibles (1454-1580), Basel, 2016, p. 132-135 (n° 38 : BIBLIA GERMANICA). 

10. Non localisé

Deux parties en un seul volume.

Gravures colorées et rehaussées d’or (144).

Reliure d’origine en velours rouge, avec fermoirs et plaques en argent doré ; cinq médaillons en relief décorés d’une Crucifixion au centre et les quatre évangélistes aux angles.

Provenance : collection d’Estelle Doheny (1875-1958)

Ventes : New York, Christie’s, 1-2-1988 (lot 351) et Londres, Sotheby’s, 6-12-2000 (lot 47) ; voir bibliographie.

11. Non localisé

Deux volumes.

Gravures colorées (144).

Reliure d’origine en cuir sur ais de bois.

Provenance : Sigmund Ludwig Würfftbain, XVIIIe siècle ; John William Burns, Kilmahew ; Jorge Beristayn (1931)

Vente : New York, Christie’s, 20-11-1992 (lot 161) ; voir bibliographie.

Remarque : L’exemplaire conservé à Amberg (Staatliche Provinzialbibliothek, cote : 999/Theol. bibl. 149) n’est pas un exemplaire édité par Feyerabend pour Christophe de Wurtemberg comme parfois indiqué (site OPAC) mais il fut édité par Wolff et Zöpfel et contient les portraits de Frédéric, comte palatin du Rhin, et de Ottheinrich (renseignement fourni par la bibliothèque d’Amberg).

Un exemplaire conservé à la bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris appartient à cette même édition (FOL A 216 INV 229 RES).

Cette bible luthérienne est l’un des rares exemplaires complets de l’édition de 1570. En parfait état de conservation et dans sa reliure d’origine, elle présente de somptueuses pages de titre et de dédicace, très ornées, et 144 grandes gravures réparties sur les quelque 750 feuillets que compte le volume. Elles sont toutes délicatement colorées à la main et principalement dues au célèbre graveur Jost Amman. Issue des presses de Francfort-sur-le-Main – l’un des plus grands centres de l’imprimerie en Allemagne au XVIe siècle – cette bible est directement liée à l’action et à la renommée de ses concepteurs prestigieux comme l’éditeur Sigmund Feyerabend et le duc Christophe de Wurtemberg ; cela dans un contexte politique et religieux précis, marqué essentiellement par l’introduction de la Réforme protestante.

BIBLIOGRAPHIE (sélection)

Becker C., Jobst Amman, Zeichner und Formschneider, Kupferätzer und Stecher, Leipzig : R. Weigel, 1854.

[Bible de 1564 pour Christophe de Wurtemberg : p. 5-9]

Brulliot François, Dictionnaire de monogrammes, chiffres, lettres initiales et marques figurées sous lesquels les plus célèbres peintres, dessinateurs, et graveurs ont désigné leurs noms tirés de tous les ouvrages parus depuis quelques siècles en Allemagne, en Italie, en France, en Angleterre, en Hollande, et augmentés de quantité de marques ignorées jusqu’à ce jour, Munich, 1817, col. 534-526 (n° 399)

Goezens Johann Melchior, Verzeichnis seiner Samlung seltener und merkwürdiger Bibeln in verschiedenen Sprachen mit kritischen und literarischen Anmerkungen, Halle : Gebauer, 1777, notamment p. 190-191.

[publication numérisée par Google]

Hollstein F.W.H., German engravings, etchings and woodcuts. Ca. 1400-1700, t. 2, Altzenbach-B. Beham, Amsterdam : Hertzberger, 1954, p. 37 ; t. 4, Beischlag-Brosamer, Amsterdam : Hertzberger, 1957, p. 131.

Kamerau G., « Möller, Ernst Wilhelm », Allgemeine Deutsche Biographie, 52, 1906, p. 443-445 [https://www.deutsche-biographie.de/gnd117083216.html#adbcontent].

Kelchner Ernst, « Han, Weigand », Allgemeine Deutsche Biographie, 10, 1879, p. 496-497.

URL: https://www.deutsche-biographie.de/gnd121340767.html#adbcontent

Klöss Erhard Heinrich Georg, « Der Frankfurter Drucker-Verleger Weigand Han und seine Erben. Ein Beitrag zur Geschichte des Frankfurter Buchgewerbes im 16. Jahrhundert », Archiv für Geschichte des Buchwesens, t. 2, 1960 (Kraus Reprint 1977), p. 309-374.

Langensteiner Matthias, Für Land und Luthertum. Die Politik Herzog Christophs von Württemberg (1550-1568), Cologne, Weimar, Vienne : Böhlau, 2008.

Ledderhose Carl Friedrich, Herzog Christoph von Würtemberg. Ein Lebensbild aus der Reformation, Christlicher Verein im nördlichen Deutschland, 1866.

[ouvrage numérisé par Google]

O’Dell Ilse, Jost Ammans Buchschmuck-Holzschnitte für Sigmund Feyerabend. Zur Technik der Verwendung von Bild-Holzstöcken in den Drucken von 1563-1599, Wiesbaden : Harrassowitz, 1993.

Pelizaeus Anette, Eine Bibel für Württemberg. Bibeln als Glaubenszeugnisse im Zeitalter Herzog Christophs (1550-1568), Stuttgart : Landeskirchliches Archiv / Landeskirchliche Zentralbibliiothek, 2012.

[publication de l’exemplaire de 1564, conservé à Stuttgart]

Schmidt Ph., Die Illustration der Lutherbibel, 1522-1700. Ein Stück abendländische Kultur- und Kirchengeschichte, Bâle : Reinhardt, 1962.

Strohm Stefan, avec la collaboration de Amelung Peter, Schauffler Irmgard, Zwink   Eberhard, Die Bibelsammlung der Württembergischen Landesbibliothek Stuttgart, 2e section, t. 1, Deutsche Bibeldrucke. 1466-1600, Stuttgart-Bad Cannstatt : Frommann-Holzboog, 1987, p. 284 (E 468).

Verzeichnis der im deutschen Sprachbereich erschienenen Drucke des XVI. Jahrhunderts, VD 16. I., t. 2, Verfasser, Körperschaften, Anonyma, t. 2 Ba-Bli, / hrsg. von der Bayerischen Staatsbibliothek in München ; in Verbindung mit der Herzog August Bibliothek in Wolfenbüttel ; [Red. Irmgard Bezzel], Stuttgart : A. Hiersemann, 1984, p. 429 (B 2773).

Van den Berg Anne-Jaap, « Uitgelezen: bijbeluitgaven in de NBG-bibliotheek (slot). Kaarten in bijbels », Met Andere Woorden, 2009, n° 4, p. 23-34.

[on line : https://www.bijbelgenootschap.nl/downloads-tijdschrift-maw/

https://www.bijbelgenootschap.nl/misc/maw/MAW_2009-4.pdf ;

voir notamment p. 33-34 et fig. 6]

Vion-Delphin François, Bouvard André, Fuhrer Élisabeth (dir.), La Réforme dans l’espace germanique au XVIe siècle. Images, représentations, diffusion, actes du colloque de Montbéliard, 8-9 octobre 2004, Montbéliard : Société d’Émulation de Montbéliard, 2005 :

parmi les contributions :

- Vogler Bernard, « La Réforme dans l’espace germanique (1517-1555) », p. 41-48 ;

- Debard Jean-Marc, « De Farel à Toussain. Les trois réformes de Montbéliard (1524-1588) », p. 49-67 ;

- Schukraft Harald, « Le duc Ulrich de Wurtemberg, prince de la Réforme », p. 69-85 ;

- Lienhard Marc, « Luther et les images », p. 89-102 ;

- Alexandre Jean-Louis, « Les reliures montbéliardaises autour de Jacques Foillet », p. 307-323.

Von Arnim Manfred, A choice of early printed books (1454-1577), Hambourg : Dr. Jörn Günther Antiquariat, 2002, p. 434-437 (n° 115).

Catalogues de vente :

- New York, Christie’s, 1-2 février 1988 :

The Estelle Doheny Collection, III, Printed Books and Manuscripts including Western Americana, Camarillo (California), St. John’s Seminary, p. 102-102 (lot 352).

- New York, Christie’s, 20 novembre 1992 :

Printed Books and Manuscripts includuing Americana, p. 65 (lot 161)

- Londres, Sotheby’s, 6 décembre 2000 :

A selection of printed Books mostly from the fifteenth and sixteenth centuries. The property of Mr J.R. Ritman. Sold for the benefit of the Bibliotheca Philosophica Hermetica, Amsterdam, p. 94-95 (lot 47).

Notices personnes :

Sigmund Feyerabend :

- Notice BNF : data.bnf.fr/12072567/sigmund_feyerabend/

- Frankfurter Personenlexikon : http://www.frankfurter-personenlexikon.de/node/2172

Möller (ancien possesseur) : - http://thesaurus.cerl.org/record/cnp00388572

Héraldique :

http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Allemagne/Wurtemberg.htm ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Armoiries_duch%C3%A9_de_Wurtemberg.svg#filehistory

Universitätsbibliothek Frankfurt a.M. :

https://lbsopac.rz.uni-frankfurt.de/DB=30/PPNSET?PPN=400790890


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Bible luther 26