Un chef-d’oeuvre de la littérature ethnographique

Jean de Léry. Historia Navigationis in Brasiliam

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Qualifié de « Montaigne des voyageurs », Jean de Léry laisse une œuvre unique dans la littérature européenne de la Renaissance et un chef-d’œuvre de la littérature ethnographique.

Un chef-d’oeuvre de la littérature ethnographique

LÉRY (Jean de).

Historia Navigationis in Brasiliam quæ et America dicitvr. Qva describitvr avthoris nauigatio, quæque in mari vidit memoriæ prodenda : Villagagnonis in America gesta : Brasiliensium victus & mores, à nostris admodum alieni, cum eorum linguæ dialogo : animalia etiam, arbores, atque herbæ, reliquaque singularia & nobis penitus incognita. A Ioanne Lerio Bvrgundo Gallicè scripta. Nunc vero primùm Latinitatedonata, & varus figuris illustrata. Secvnda Editio.

Genevæ [Genève]. Apud hæredes Eustathij Vignon, 1594.

Petit in-8° ; (29)-340 pp.-(8)-8 planches h.-t. dont 1 gde planche repliée qui fait souvent défaut [Combat des Toüoupinambaoults et des Margajas Ameriquains].

Plein vélin à recouvrement, dos lisse muet, reliure de l’époque, très bel exemplaire de la meilleure condition possible.

Bibliographie

 

Adams, Catalogue of Books Printed (…) 1501-1600 in Cambridge Libraries, t. I, n° 536-537, p. 631, pour l'édition de 1586. Atkinson, La Littérature Française Géographique de la Renaissance, 368. Berès, [sous le faux titre de :] Bibliothèque J. Ferreira Das Neves, n° 154. Borba de Moares, t. II, p. 471. Chadenat, 6344 (sans la grande planche h.-t. repliée). Coutinho, 39. GNL 15-16, 3733 (incomplet de 3 planches). Julien, p. 476. Leclerc, 1605. Rodrigues, 1399. Sabin, 40154. Manque à Greasse.

Seconde édition latine rarissime (même lieu, même nom que la première latine de 1586) plus soignée que cette dernière (nous avons comparé mot pour mot). Brunet nous informe que la traduction latine, due à l’auteur lui-même, est plus rare encore que l’édition originale française (t. III, 1005).

L’ouvrage comporte les mêmes transcriptions de langage brésilien et les mêmes notations musicales de chants indiens que la première édition française.

 

Jean de Léry naquit, ainsi que lui-même nous l’apprend, « à La Margelle, terre de Saint-Sene, du duché de Bourgongne [sic] ». Il étudiait à Genève, lorsqu’à l’âge de vingt-deux ans, il se décida à partir pour le Brésil, où des colons protestants, que protégeait l’amiral de Coligny, avaient, sous la conduite du chevalier de Villegagnon, arboré le drapeau français et dont le but était d’évangéliser à la fois les colons français et les indigènes.

Le 12 juillet 1555, Villegagnon quitta le port du Havre avec deux vaisseaux. Le 10 novembre, il mouilla à l’embouchure du Ganabarra (l’entrée de la baie de Rio de Janeiro, région que les Portugais n’occupaient pas encore) et y jeta les fondements de sa colonie. Un navire revenu dans les premiers mois de 1556 apporta à l’amiral de Coligny des nouvelles de la colonie naissante et des lettres dans lesquelles Villegagnon, se parant d’un zèle religieux, demandait à son noble protecteur l’envoi de nouveaux émigrants. Cette demande fut accueillie favorablement et plusieurs hommes se résolurent à franchir les mers. Mais les dissensions entre Villegagnon et les nouveaux arrivants sur la question de l’Eucharistie entraînèrent le rapatriement de ces derniers et firent échouer cette première entreprise de terre d’exil.

Qualifié de « Montaigne des voyageurs », Jean de Léry laisse une œuvre unique dans la littérature européenne de la Renaissance et un chef-d’œuvre de la littérature ethnographique.

 

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