Arthur RIMBAUD. Les illuminations

Rimbaud carjat portrait

L’UN DES RARISSIMES 30 EXEMPLAIRES DE TÊTE IMPRIMÉS SUR PAPIER DE JAPON !

Illuminations 3

Un exemplaire en parfait état. Les couvertures ont été soigneusement conservées.

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CETTE ÉDITION ORIGINALE COMPTE PARMI LES PLUS RARES DE LA LITTÉRATURE DU XIXe SIÈCLE

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Une reliure ancienne (1920) signée « Edmond KLEIN » en parfaite harmonie avec les couvertures de couleur rouge saumon.

Illuminations 1

RIMBAUD (Arthur).

Les Illuminations Notice par Paul Verlaine

Paris, Publications de La Vogue, 1886.

[Abbeville, Typ. Et Ster. A.  Imp. A. Retaux – 1886]


In-8° ; 103 pp. faux-titre (au verso justification de tirage) et page de titre compris. Le verso de la table est blanc.

Bradel demi-maroquin à coins de couleur rouge brique, dos lisse portant le titre or et chiffré en pied, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservé, reliure ancienne (1920) signée « Edmond KLEIN » en parfaite harmonie avec les couvertures de couleur rouge saumon, une condition très rare.

Dimensions : 230 x 140 mm


Vendu

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Bibliographie

ÉDITION ORIGINALE, préfacée par Paul VERLAINE et tirée à 200 exemplaires comme suit :

- 30 premiers exemplaires numérotés de 1 à 30 imprimés sur papier de Japon. Prix : 15 francs. RARISSIMES.

- 170 exemplaires suivants numérotés de 31 à 200 imprimés sur papier de Hollande. Prix : 6 francs.

Il n’a pas été imprimé d’exemplaire sur papier courant de l’éditeur.

L’un des 30 exemplaires de tête imprimés sur papier de Japon numérotés – ici numéroté 14 à la plume –, extrêmement rares et recherchés.

Il est à noter que les exemplaires de tête imprimés sur papier de Japon ne sont pas tous numérotés (ex. : l’exemplaire de la BnF et l’exemplaire de R. & B. L. sont non numérotés).


Clouzot, p. 237 : «  Très rare et très recherché ».

Catalogue BnF, Arthur Rimbaud, Exposition organisée pour le centième anniversaire de sa naissance, Paris, 1954, n° 663, p. 89. - Catalogue BnF, En Français dans le texte, 1990, n° 299, p. 278.

Carteret, Le Trésor du Bibliophile Romantique et Moderne t. II, p. 272. Christian Galantaris, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Catalogue raisonné d’une collection, n° 224, p. 317. Monda & Montel, Bibliographie des poètes maudits, Bulletin du Bibliophile, n° IX, t. II. Arthur Rimbaud, p. 18-32. Catalogue Musée des Beaux-Arts de Lucerne, Dix siècles de Livres français, n° 253, p. 65. Vicaire, t. VI, colonne 1134.


Les études sur la vie et l’œuvre du jeune poète Arthur RIMBAUD, ainsi que les bibliographies critiques sont considérables. L’édition de base est sans contestation celle de la Bibliothèque de la Pléiade : Œuvres complètes, Édition établie par André Guyaux, avec la collaboration d’Aurélia Cervoni, Nouvelle édition, Paris, Gallimard 2009. Chaque œuvre est accompagnée d’une analyse critique, les notes, les variantes et les textes annexes éclairent la pensée du poète. Un bon outil de travail.


Les Illuminations s’ouvrent sur une belle préface de Paul Verlaine qui avait fait connaître certains des plus beaux poèmes de Rimbaud à travers son livre Les Poètes maudits (une date-clé 1884) : « À seize ans il [Rimbaud] avait écrit les plus beaux vers du monde [...]. Il a maintenant dans les trente-deux ans, et voyage en Asie où il s’occupe de travaux d’art. [...] On l’a dit mort plusieurs fois. Nous ignorons ce détail, mais en serions bien triste. Qu’il le sache au cas où il n’en serait rien. Car nous fûmes son ami et le restons de loin. »

Ce recueil, amalgama de 46 poèmes en prose et en vers fut publié par Gustave Kahn et Félix Fénéon, qui en fut le maître d’œuvre, un petit volume in-octavo, une plaquette que les « Publications de La Vogue » (Léon Vanier éditeur de Paul Verlaine) feront paraître en octobre 1886 alors que Rimbaud se trouvait en Abyssinie. Déjà, quelques mois plus tôt, en mai-juin, les directeurs de La Vogue avaient imprimé plusieurs de ces Illuminations dans leur revue.

À propos du manuscrit Les Illuminations

Le manuscrit connut maints avatars. Confié à Verlaine à Stuttgart en 1875, il fut envoyé à Germain Nouveau puis rendu à Verlaine qui le remit à son beau-frère Charles de Sivry. Celui-ci le conserva de nombreuses années avant de le rendre à Louis Le Cardonnel, qui le confia à l’un des ses amis, Louis Fière. C’est de chez celui-ci qu’il parvint enfin à Gustave Khan, le directeur de la revue La Vogue.


L’aventure littéraire d’Arthur Rimbaud ne s’achève pas, comme on l’a cru longtemps, sur cet Adieu qu’il lançait à la fin d’Une Saison en Enfer. Lors de son troisième séjour à Londres en 1874, en compagnie du poète Germain Nouveau, il met au net une autre œuvre en prose poétique, formée de morceaux distincts et qui ont été réunis sous le titre Les Illuminations. Ici, ce que l’enfant prodige voit, il le transfigure ; et ce qu’il ne voit pas, il le crée (Rimbaud exploite l’hallucination que lui procurent les drogues). Il invente un langage poétique sans commune mesure avec le langage commun. Ces poèmes exercent sur l’imagination, par la splendeur du vocabulaire, un envoûtement indescriptible. Après Les Illuminations, Rimbaud semble avoir renoncé définitivement à la poésie.


Pour plus amples informations sur Arthur RIMBAUD, sa vie et son œuvre, lire la page-titre sur notre site d'Une Saison en Enfer.