Olus. Voyage en Corse

Un unique et précieux manuscrit autographe d’un voyage en Corse Les futures lignes du Chemin de Fer de l’île

Olus voyage 1

 

Les manuscrits complets de voyages en Corse sont d’une insigne rareté

Olus voyage 2

 

OLUS (Henri d’).

MANUSCRIT AUTOGRAPHE ORIGINAL, d’un voyage en Corse signé de Henri d’OLUS, sans lieu, [Paris], sans date [circa 1878].

 

96 feuillets chiffrés de notes manuscrites [a-b-1-32 bis-32 ter-56 bis-56 ter-56 quater-67 bis-67 ter-67 quater-67 quinquies-78 bis-84], format in-douze, écriture cursive lisible, contrecollés au verso de 96 pages d’un volume relié in-quarto (version définitive du texte).

Les 12 premiers grands feuillets du volume relié comportent des notes en regard (verso) à la mine de plomb (premier jet, addenda, ratures, repentirs, ajouts), ainsi que 25 feuillets chiffrés supplémentaires de notes manuscrites de format in-douze (avant-propos et narration du voyage) et une carte de la Corse hors texte imprimée avec l’itinéraire du voyage tracé au crayon rouge par l’auteur. LE MANUCRIT EST COMPLET.

 

Reliure de l’époque, boîte en pleine toile verte de conservation, bel exemplaire.

      

Les futures lignes du Chemin de Fer de la Corse

 

Un unique et précieux manuscrit autographe d’un voyage en Corse signé de la plume de Henri d’Olus. Notes prises sur des feuillets fins, libres ou contrecollés dans un cahier ligné d’archive, lequel est enrichi de notes au crayon à la mine de plomb. Le manuscrit est sans date d’exécution (circa 1878) et lisiblement rédigé.

L’auteur a voyagé en qualité de simple touriste en compagnie de son oncle chargé d’une mission en Corse : l’examen, in situ, des divers tracés proposés pour les futures lignes du Chemin de Fer de la Corse (cf. p. 2) Ajaccio-Bastia (les premiers travaux commencèrent en février 1880 avec le percement des tunnels de la Torreta [Bastia] et d’Aspretto [Ajaccio]).


ÉTAT DE CONSERVATION

Très bon état de conservation général.

PROVENANCE

Collection privée.

CONTENU

Un unique et précieux manuscrit : il renferme l’intégralité d’un récit de voyage en Corse sous la Troisième République.

DATE D’EXÉCUTION

L’année d’exécution du manuscrit n’est pas indiquée (date et mois en tête de chapitre).

ILLUSTRATION

Une carte de la Corse imprimée hors texte [247 x 170 mm] avec l’itinéraire du voyage tracé au crayon rouge par l’auteur.

AUTRES EXEMPLAIRES conservés dans les fonds d’archives ou bibliothèques publiques

Aucun.


ITINÉRAIRE DU VOYAGE

Départ en train le 29 août de Paris pour Livourne. Traversée de la mer Méditerranée à bord du bateau à vapeur « Comte Bacciochi » (Compagnie maritime VALÉRY Frères, armateurs au Cap Corse), arrivée au port de Bastia le 3 septembre. L’auteur et son oncle sont reçus par le commandant V… [VIRJITTI], administrateur du service des diligences en Corse (p. 11). Ample et intéressante description de la ville ancienne et nouvelle. Excursion en diligence aux environs de Bastia par la route d’Ajaccio. Plaine orientale (étang de Bigulia et malaria), arrêt pour midi au relais de Folelli (l’auteur vante les qualités gustatives de l’omelette au brocciu). En route pour Cervione (1 200 âmes), le commandant originaire de ce bourg offre son hospitalité et présente ses invités à sa famille. Le lendemain matin excursion à Poggio, puis la vallée d’Orezza (6 sept.). Orezza et ses environs, ses sources et sa vie pastorale (déforestation des châtaigniers). Retour à Cervione. Départ pour Campile (l’auteur se voit offrir deux stylets gravés), Ponte Novu et le Golo, puis retour à Bastia. Visite de l’usine de Toga (fonderie) au nord de la ville. Départ pour Ajaccio, arrivée à Corte le 11 septembre. Digression historique et analyse des mœurs locales. Notons une information intéressante : les Corses employaient à la belle saison deux mille Lucquois pour la culture du blé et du maïs (coût estimé : cinq millions). Vivario, le col de Vizzavona, Bocognano. En route l’auteur rencontre les travaux de déviation des eaux par un canal de la Gravona (p. 56 quater) afin d’alimenter les Ajacciens en eau propre à l’usage domestique mais aussi à l’irrigation des terres qu’il traverse. Voici une note importante du Journal qui permet de dater le voyage. En effet, l’eau du canal arriva en ville en 1878. L’auteur décrit page 60 la statue de Bonaparte et sa Fontaine des Quatre Lions en activité. Nous pouvons estimer que ce voyage a été réalisé en 1878. Arrivée à Ajaccio le 13 septembre. Description de la ville et des mœurs. L’auteur décrit le patriotisme exclusif des Ajacciens : « Parle-t-on de faire un chemin de fer ? Le premier coup de pioche sera donné à Ajaccio ou ils s’y opposeront formellement. Cette jalousie de chaque instant dans les habitants d’Ajaccio, fait d’eux les rivaux acharnés des Bastiais qu’ils nomment avec mépris Bastiacci » (pp. 58-59). Une curieuse description du bandit corse. Rappel des mœurs ajacciennes. Retour en berline pour Bastia (13 heures de voiture). Bastia le 26 septembre. Visite de la grotte de Brando. Embarquement pour Livourne sur le même bateau à vapeur. Milan le 28 septembre. Retour à Paris le 5 octobre par la Suisse.

 

Cet unique et précieux manuscrit autographe offre de nombreux renseignements sur les mœurs, les villes et villages ainsi que sur la géographie du pays.

Ce rare et important document littéraire ferait idéalement l’objet d’une future publication pour un large public.

 

Les manuscrits complets de voyages en Corse sont d’une insigne rareté.